Publié le 21/05/2010 à 10h20 /

Un nouveau site d'équarrissage aux normes

// Le centre de collecte et de transfert de l'ex Ferso Bio à  Haut-Mauco, dans les Landes, déménage, se met en conformité et rejoint le groupe Akiolis. L'activité d'équarrissage prend le nom d'Atemax.

Les premiers camions de collecte de déchets organiques de l'ex Ferso Bio ont livré leur marchandise au flambant neuf centre de collecte et de transfert de Haut-Mauco, près de Mont-de-Marsan. Mardi 18 mai, le site était inauguré en présence du préfet des Landes, Évence Richard. Ce dernier a salué un équipement qui « assure, avec des technologies de pointe, la protection des cheptels, de la population et de l'environnement ». Depuis 1959, un centre de collecte et de transfert géré par Ferso Bio était déjà  implanté sur la commune de Haut-Mauco. Ce site collectait dans les départements des Landes et des Pyrénées-Atlantiques et transférait sa collecte à  l'usine de traitement du Passage (Lot-et-Garonne). Sa mise en conformité, obligatoire pour répondre aux nouvelles dispositions réglementaires sur les dépôts des sous-produits animaux, a nécessité son déplacement vers une zone éloignée des habitations. D'autre part, depuis le 1er mai dernier, les activités d'équarrissage de Ferso Bio ont rejoint la société Atemax Sud-Ouest et les activités C3 (sous produits animaux issus de la chaîne alimentaire) ont rejoint la société Soleval Sud Ouest. Les deux sociétés appartiennent au groupe Akiolis, spécialiste des solutions de collecte, de traitement et de valorisation des matières organiques.La société Atemax pour l'équarrissage La société Atemax Sud Ouest collecte donc les matières organiques issues de la chaîne alimentaire, présentant un risque potentiel pour la santé animale, humaine ou l'environnement. C'est pourquoi, les matières recueillies dans seize départements du Sud-Ouest (à  travers six centres de collecte) sont valorisées uniquement comme bio combustible de substitution aux énergies fossiles. Le site de Haut-Mauco intervient dorénavant sur quatre départements : les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées et le Gers. 80 tonnes de matières seront collectées chaque jour, soit 240 enlèvements, principalement auprès des éleveurs. Ces matières seront ensuite transférées dans de grosses bennes et transportées par semi-remorques à  l'usine Atemax du Passage pour y être transformées. La société Soleval Sud Ouest exploite pour sa part trois centres de collecte et trois centres de traitement, en fonction des matières collectées, constituées de sous-produits animaux sains. Ils sont valorisés comme ingrédients nutritionnels ou composants techniques dans des industries diversifiées (alimentation animaux, lipochimie, fertilisation bioénergies). À Haut Mauco, les 35 tonnes de matières collectées quotidiennement auprès des abattoirs et ateliers de découpe et professionnels de la viande, seront acheminées à  l'usine de transformation Soleval du Passage. Le site de Haut Mauco s'étend sur 20 000 m2, avec un bàtiment industriel de 1 200 m2. Il dispose de seize opérateurs de collecte pour Atemax et de huit opérateurs pour Soleval. Il s'inscrit dans les objectifs environnementaux d'Atemax avec un système élaboré pour prévenir les accidents environnementaux et les pollutions lors des activités de collecte. Les rejets aqueux et atmosphériques, en particulier les odeurs, sont maîtrisés, préservant les ressources naturelles. « Une collecte fiable » Par exemple, les eaux en contact avec les matières, notamment les eaux de lavage de l'intérieur des camions et de désinfection, sont collectées en réseau séparé, puis stockées avant transfert pour transformation à  l'usine Atemax du Passage. Les eaux de lavage de l'extérieur des camions, ainsi que les eaux de pluie des voiries, sont, pour leur part, récupérées puis traitées par des décanteurs débourbeurs avant d'être dirigées vers un bassin de rétention. Une attention particulière est aussi accordée à  la maîtrise des consommations énergétiques (électricité et gasoil des camions). Le président d'Akiolis, Laurent Beaumont, salue le travail des dirigeants de Ferso Bio : « Ce projet, compliqué, est une réussite car il est fonctionnel. Tous les détails ont été réfléchis, permettant une collecte fiable, ponctuelle, avec des camions propres et du personnel compétent ». Il a aussi mentionné que l'entreprise veille à  la compétitivité de ses services pour les filières animales. Dominique Maurel

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