Publié le 21/05/2010 à 14h25 /

Les fermes ouvertes, « un véritable investissement »

// Le président de la FDSEA, Henri Bies-Péré, revient sur cette opération qui a pour but de faire découvrir l'agriculture aux élèves de CM1 et CM2 en leur proposant une visite de ferme gratuite.

Vous avez, il y a quelques années, remis en place dans votre département l'opération Fermes ouvertes. C'était votre volonté personnelle ? Henri Pies-Péré  » Ce n'était pas seulement ma volonté, mais celle de toute l'équipe autour de moi. Nous étions convaincus qu'il fallait s'adresser à  ce jeune public pour commencer à  le sensibiliser à  notre métier d'agriculteur et aux pratiques agricoles qui ont changé. Concrètement, comment se déroule l'opération ? H. B.-P.  » Nous faisons parvenir un courrier indiquant les dates de l'opération à  toutes les classes concernées dans le département. Ainsi cette année, 34 classes se sont inscrites, soit près de 800 élèves, et une vingtaine d'exploitations agricoles de notre réseau s'est proposée pour accueillir tous ces élèves. La semaine de l'opération, à  la FDSEA, tout le personnel est mobilisé, que ce soit la personne qui a en charge la gestion de cette action, ou que ce soit les juristes par exemple. Il s'agit d'aider les agriculteurs qui reçoivent afin que l'opération se déroule dans les meilleures conditions. Chaque classe reçue a, en plus de la visite, au moins droit à  une dégustation de produits locaux sur l'exploitation. Au mieux, les enfants passent toute la journée à  la ferme. Sur mon canton, ils partent en vélo de l'école le matin. Pour le déjeuner, nous organisons pour eux une grillade. Et ils repartent à  l'école en fin d'après-midi.
Gardez-vous le contact avec les classes après leur visite ? H. B.-P.  » Après l'opération, nous faisons parvenir à  toutes les classes reçues le journal agricole du département avec deux pages consacrées aux Fermes ouvertes. Chaque opération sur une exploitation fait l'objet d'une photo. Ainsi, chaque classe peut retrouver son exploitation d'accueil. Par ailleurs, nous n'oublions pas de faire parvenir directement par mail à  chaque classe accueillie des photos de sa visite à  la ferme. Qu'est-ce qui vous plaît dans cette opération ? H. B.-P.  » Chez nous les enfants connaissent le lien entre l'agriculture et alimentation. Au-delà  de la rencontre avec eux, ce qui nous motive encore plus dans cette opération, c'est que nous avons aussi des échanges avec les enseignants. Nous savons qu'après la visite les enseignants continueront avec leur classe le travail sur la connaissance de l'agriculture. Ils en discuteront aussi avec leurs collègues. Et puis, les enfants parleront aussi de leur sortie avec leurs parents. Pour vous, participer à  l'opération Fermes ouvertes vous pose-t-il des problèmes alors que l'agriculture est en situation de crise et qu'il y a sans doute mille autres choses à  faire à  la FDSEA ? H. B.-P.  » Évidemment, dans les périodes de crise, les agriculteurs souhaitent que leur syndicat mène des actions pour les défendre. Il faut reconnaître aussi que participer à  cette action ne vous amène pas non plus immédiatement de la notoriété. Mais faire l'opération Fermes ouvertes, c'est un investissement à  long terme sur les méthodes de production, sur l'alimentation. Ce qu'on espère c'est que dans 10 ans, les adultes qu'ils seront devenus se souviendront de leur visite.

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