Publié le 24/06/2010 à 10h43 /

Foie gras : la culture de l'excellence

// Les coopératives Lur Berri et Labeyrie ont organisé une rencontre avec les éleveurs pour évoquer les évolutions de la filière, tant en terme de vente, de production que de réglementation.

Le 15 juin dernier, quelque deux cents producteurs du Groupement palmipèdes et de Palmitou ont répondu présents à  l'invitation conjointe de Lur Berri et de Labeyrie pour leur réunion « filière foie gras ». Au programme de ce rendez-vous, le partenariat et les projets de la filière, sans oublier l'actualité avec le marché du foie gras et les logements collectifs. Une exposition de matériel a par ailleurs permis de comparer différents modèles de cages.Un partenariat renforcé « Après 10 ans de PACS, nous sommes désormais mariés ! » La formule est de Xavier Govare, président de Labeyrie, pour qualifier l'entrée de Lur Berri au capital d'Alfesca en 2009, « pour un mariage qui dure, dans le respect des uns et des autres »Olivier Gémin, directeur général de Lur Berri, soulignait de son côté le travail accompli par les équipes sur le terrain, avec les éleveurs et au niveau de l'encadrement des deux groupes. Dix ans d'efforts qui permettent aujourd'hui d'avoir une filière foie gras compétitive et performante, dédiée à  la valorisation d'un produit régional de qualité : la totalité des 3 millions de canards transformés par Labeyrie provient du Groupement Lur Berri et de Palmitou. Ils sont de plus IGP Sud-Ouest. « Le positionnement de Labeyrie a toujours été et reste la fabrication et la commercialisation de foies gras et de produits du canard haut de gamme », rappelle les dirigeants de Labeyrie et Lur Berri, lesquels sont d'accord pour réaffirmer qu'« il ne faut pas brader la qualité, le foie gras est un produit de luxe et doit le rester Sur un marché avec des prix à  la baisse (du fait des achats extérieurs en Bulgarie et Hongrie), cela signifie qu'il faut savoir refuser les pressions et pouvoir justifier ses prix par des produits haut de gamme et des innovations »Les éleveurs ont ainsi découvert les nouvelles gammes qui devraient tirer leur épingle du jeu au prochain Noël. En attendant ces ventes, les dirigeants de Labeyrie estiment que « cette année 2010 démarre fort », avec une croissance du volume des ventes de 37 %, à  la fois pour le saumon fumé et le foie gras mi-cuit.Filière solidaire À maintes reprises, lors des échanges, la question du logement collectif des canards en gavage est revenue. L'échéance 2015 pour les cages collectives apparaît incontournable. C'est un investissement conséquent pour les éleveurs, qui réclament un accompagnement économique. Il ressort des échanges qu'il faut se préparer rapidement (les éleveurs ne peuvent attendre 2015 pour se mettre aux normes). Des études et tests sont en cours, pour comparer les performances et coûts des différents matériels. En conclusion de cette journée, le président de Lur Berri, Sauveur Urrutiaguer, soulignait le dynamisme d'une filière « qui, plus que d'autres en ces temps difficiles, permet aux éleveurs de gagner correctement leur vie ». Il affirmait également que « Lur Berri et Labeyrie ont toujours soutenu les éleveurs », pour faire face aux difficultés (aide aux équipements sanitaires, indexation sur le prix de l'aliment pour compenser l'augmentation du prix des céréales). « Et ce sera encore le cas à  l'avenir », assurait M. Urrutiaguer.

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