Publié le 07/07/2010 à 14h16 /

CDEO, vers de nouveaux chantiers

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L'assemblée générale du Centre départemental de l'élevage ovin s'est tenue le vendredi 2 juillet, à  Ordiarp. Pour l'heure, la situation n'est pas franchement à  la joie en raison de difficultés de trésorerie liées à  une conjoncture défavorable. La faute principale en incombe à  une baisse des subventions (- 16 %) qui impacte lourdement le budget. Le commissaire aux comptes, Jean louis Peres, n'a pas eu d'observation particulière sur la situation financière dégradée. Le problème récurrent des déficits doit inciter à  « s'organiser pour être moins dépendant desdites subventions ». Plus facile à  dire qu'à  faire. Mais il a certifié sans réserve la régularité des comptes. « Les problèmes sont uniquement de trésorerie car l'argent ne rentre pas, ni subventions ni échéances dues par les coopérateurs », a-t-il dit.
C'est ainsi que les disponibilités actuelles sont beaucoup moins importantes que l'an dernier à  la même époque et doivent contraindre les responsables à  des exercices d'équilibristes. Malgré tout, le directeur M. Soulas garde un optimisme mesuré, supputant que l'exercice 2010 sera moins difficile que le précédent, en raison de crédits alloués au centre pour le traitement de la tremblante, et gràce à  une gestion serrée du budget. Les comptes ont donc été approuvés à  l'unanimité.
Tête noire, la mauvaise élèveUne synthèse, par race, du volet de sélection a suivi. Leader incontestée, la Manech Tête Rousse présente un schéma efficace sur tous les critères. Première en tout, production avec 180 litres en 155 jours en moyenne, et des béliers cent pour cent résistants désormais. Seul bémol de taille, plus de 50 % des sélectionneurs ne peuvent plus livrer de béliers au centre d'élevage en raison des contraintes liées aux zones à  risque ou en périmètre de suivi renforcé de l'agalaxie. La Basco-Béarnaise, c'est un petit schéma qui tourne, un noyau de sélection de taille limitée mais stable et efficace avec une bonne évolution sur tous les critères de sélection.
Quant à  la Manech Tête Noire, c'est la mauvaise élève de la classe, présentant en outre des problèmes de fertilité. Signe des temps, de plus en plus les éleveurs sélectionneurs passent de la Tête Noire à  la Tête Rousse (et encore plus chez les non sélectionneurs). Mais on note une prise de conscience collective et des contacts positifs ont lieu entre l'ensemble des acteurs de la race.
Enfin, le centre va de l'avant et de nouveaux chantiers multiples se préparent pour l'année à  venir. M. B.

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