Publié le 15/07/2010 à 12h27 /

Moins de travail gràce aux CUMA désileuses

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Après l'assemblée générale statutaire, Landes conseil élevage, en partenariat avec la fédération départementale des CUMA, a organisé une visite sur l'exploitation d'Emmanuel Tauziet à  Serres-Gaston. L'éleveur fait partie de la CUMA L'assiette bovine de Samadet. Créée en 2005, elle regroupe huit adhérents (six laitiers et deux allaitants) autour de la distribution de fourrages. Le groupe utilise une mélangeuse automotrice conduite par un salarié qui réalise tous les jours (sauf dimanche et jours fériés) la tournée des huit élevages pour soigner les animaux. L'astreinte quotidienne de l'alimentation des animaux est donc déléguée, ce qui permet à  chaque éleveur de gagner du temps.
« C'est un tel service que pour rien au monde je ne reviendrais en arrière », assure Jean-Pierre Ducassou de Monségur, un des éleveurs du groupe. Emmanuel Tauziet, lui aussi, est très satisfait de ce mode de fonctionnement. « Au départ, j'ai gagné en quantité de lait, ce qui prouve que je ne maîtrisais pas bien la ration. Et l'état des animaux s'est amélioré aussi. »
Pour Hélian Valdéavéro, technicien de la chambre d'agriculture, il n'y a rien d'étonnant à  cela. « La machine distribue une ration complète où tous les éléments sont mélangés, proposant ainsi aux animaux un plat unique équilibré. La panse fonctionne plus régulièrement, sans à -coup. On note en général une augmentation de la production de lait d'un litre par jour et par vache. » Mais pour arriver à  de tels résultats, des fourrages de bonne qualité distribués à  volonté et des concentrations adaptées à  chaque lot d'animaux sont nécessaires.
5 000 € d'économies de charges de mécanisation
« L'expérience est également intéressante sur le plan financier », assure Pierre Lapeyre de la FD CUMA. Une étude menée sur une exploitation laitière landaise type avec un quota de 400 000 litres a permis de conclure qu'un agriculteur pourrait réaliser une économie de plus de 5 000 € sur ses charges de mécanisation en s'équipant de manière collective plutôt qu'individuellement. « Et avec la main-d'oeuvre salariée comprise, cette économie est encore de 3 500 € ! »
Bien sûr, certaines modalités doivent être respectées pour assurer la réussite d'un tel projet : constituer un groupe de proximité pour limiter les déplacements, avoir des bàtiments adaptés au passage de la machine, prévoir une solution de rechange en cas d'absence du salarié ou en cas de panne de la machine
Contact Pierre Lapeyre, 05 58 75 90 55, pierre.lapeyre@cuma.fr

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