Publié le 12/08/2010 à 15h29 /

Bonne perspectives pour les vendanges 2010

// Si la vendange 2010 devrait être supérieure de 2% à  celle de l'an dernier, les prévisions de récolte font toutefois apparaître des volumes inférieurs à  la moyenne des cinq dernières années.

En France, la récolte viticole 2010 serait supérieure de 2 % à  celle de 2009 avec 47,7 millions d'hectolitres toutes régions viticoles confondues, selon les prévisions de FranceAgriMer établies au 21 juillet, mais resterait 2 % en dessous de la moyenne des cinq dernières années. Le conseil spécialisé « filière viticole » évoque « une hausse très modeste ». À juste titre puisque le millésime 2009 a atteint 46,7 millions d'hectolitres.
La récolte en vins d'appellation d'origine protégée (AOP) atteindrait 22,6 Mhl (-1 %), celle de vins avec indication géographique protégée (IGP) 12,9 Mhl (+ 3 %), les autres vins et jus 4,4 Mhl (+ 7 %) et les vins destinés à  la production d'eaux-de-vie 7,8 Mhl (+ 8 %). Par rapport à  2009, des hausses de production sont prévues en Champagne (+ 3 %), dans le Languedoc-Roussillon (+ 4 %), le Val de Loire (+ 1 %) ou encore dans les Charentes (+ 7 %), et pour les vins destinés au Cognac et à  l'Armagnac (7,8 Mhl contre 7,2 Mhl en 2009).
Dans les autres grandes régions viticoles la récolte devrait plutôt s'orienter à  la baisse : -4 % en Bourgogne et dans le Beaujolais, -6 % dans le Sud-Ouest, -1 % dans le Bordelais.
Légèrement en retardPour le conseil spécialisé viticole, la relative faiblesse de la récolte s'explique d'abord par les conditions climatiques du printemps qui n'ont pas été exceptionnelles pour la vigne. Après une belle sortie des grappes, la floraison s'est déroulée tardivement et le froid et l'humidité à  ce moment-là  ont favorisé la coulure et le millerandage dans la plupart des vignobles. D'ailleurs, « les vendanges seront légèrement en retard » par rapport aux années précédentes, estime le conseil spécialisé.
Mais la modicité de la récolte s'explique surtout par la politique d'arrachage des vignes initiée par l'Union européenne pour la période 2008-2011. « La France perd de 10 000 à  15 000 hectares par an » estime FranceAgriMer. D'ailleurs le repli du vignoble ne date pas d'hier : les superficies viticoles ont perdu 30 000 hectares en France entre 1996 et 2006
Selon Jérôme Despey, le président du conseil spécialisé filière viticole, le potentiel serait relativement bien préservé fin juillet. « Mis à  part les pluies diluviennes qui ont frappé le Var et des orages de grêle localisés il n'y a pas eu d'accident climatique majeur » observe-t-il. Idem pour les maladies qui apparaissent pour le moment « bien maîtrisées ».

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