Publié le 13/08/2010 à 11h22 /

Les laitiers ont multiplié les actions

// Des Chaumes à  la préfecture, la FDSEA et les JA des Pyrénées-Atlantiques ont maintenu la pression pour obtenir l'augmentation du prix du lait prévu dans l'accord du 3 juin 2009.


Jeudi 12 août, date à  laquelle expirait l'ultimatum lancé par les producteurs aux industriels laitiers, une délégation de responsables JA et de la FDSA des Pyrénées-Atlantiques ont été reçus par le directeur des approvisionnements à  la fromagerie des Chaumes, Philippe Cellier. Auparavant, ils avaient dressé devant l'entrée de l'usine, une banderole illustrant les raisons de leurs revendications. Durant cet entretien, les responsables syndicats ont rappelé que leur démarche s'inscrivait dans la droite ligne des actions menées sur le plan national. À l'issue de celui-ci, la délégation s'est rendue devant les grilles de la préfecture, où les jeunes agriculteurs ont procédé à  une vente aux enchères quelque peu atypique. Celle-ci consistait à  vendre au moins disant plusieurs produits laitiers, ce qui illustre selon eux l'attitude actuelle tenue par les industriels auprès des producteurs. Une semaine d'actions Ce même vendredi 6 août, une délégation de Jeunes Agriculteurs composée de Johan Cuyaubère, responsable de la section lait, de Mattin Ledeuix, secrétaire général, et de Benoît Valiani, était reçue l'après-midi par le secrétaire général de la préfecture. Tant les JA, que leurs aînés de la FDSEA exigent le respect de l'accord du 3 juin 2009 et une revalorisation en cohérence avec l'amélioration des marchés. Quelques heures plus tôt, la FDPL (Fédération départementale des producteurs de lait des Pyrénées-Atlantiques) ainsi que les JA avaient participé à  l'action nationale initiée par la FNPL. Ainsi, une délégation conduite par le président de la FDSEA Henri Biès-Péré et le responsable de la section laitière Hubert Majesté s'est rendue le vendredi 6 août à  la Fromagerie des Chaumes à  Jurançon afin de transmettre officiellement une lettre d'avertissement à  M. Bongrain. Dans ce courrier, les éleveurs laitiers exhortent le patron du groupe agro-industriel à  revenir à  la table des négociations dans les plus brefs délais : sans quoi, les éleveurs passeront à  d'autres formes de revendication Guy Mimbielle Lettre ouverte à  l'attention de M. Alex BongrainMessieurs les dirigeants, le groupement de producteurs de la fromagerie des Chaumes est au regret de constater que les années se suivent et se ressemblent.J En effet, après une année 2009 catastrophique pour les producteurs avec un prix du lait payé au plus bas et une perte de revenu de près de 50 %, l'année 2010 semblait porteuse de nouvelles perspectives mais c'était sans compter sur les industriels.
Les producteurs sont affligés de constater qu'une fois de plus le groupe Bongrain, et plus généralement les industriels, ne joue pas le jeu et se positionne toujours dans une stratégie de limitation des prix payés aux producteurs avec une proposition d'augmentation de seulement 13,80 €/1000 l pour le second semestre et cela alors même que les indicateurs de marchés sont au vert et qu'un accord interprofessionnel signé en juin 2009, par l'ensemble des parties, prévoit une augmentation nettement supérieure.
Aujourd'hui les producteurs de la fromagerie des chaumes dénoncent l'attitude irresponsable du groupe Bongrain.
Les producteurs ne doivent pas être la variable d'ajustement de l'entreprise pour améliorer la rémunération de ses actionnaires. Les producteurs tiennent à  rappeler au groupe que s'il veut pouvoir continuer à  « élaborer et commercialiser des produits et des services de très haute qualité » il faudra rémunérer à  sa juste valeur le travail de ses producteurs et surtout respecter les engagements qu'il affiche si fièrement, à  savoir : « Fidèle à  son origine terrienne et familiale, l'entreprise s'est construite autour d'une culture qui privilégie les valeurs humaines fondamentales » et « une gestion responsable ».
Aussi, aujourd'hui nous demandons publiquement à  Monsieur Alex Bongrain d'expliquer le positionnement du groupe, inacceptable pour les producteurs dans une conjoncture favorable, De revenir à  la table des négociations pour préparer ensemble l'avenir de notre production.

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