Publié le 15/10/2010 à 14h58 /

L'observatoire des prix fera-t-il toute la lumière?

// Pourquoi les prix du porc s'effondrent-ils chez les agriculteurs sans qu'ils ne bougent au détail : voilà , par exemple, une des explications qui sera demandée à  l'observatoire de la formation des prix et des marges dont le président, Philippe Chalmin, a été présenté le 12 octobre par Bruno Le Maire.

Le 12 octobre, Bruno Le Maire (au centre), accompagné du secrétaire d'État au commerce Hervé Novelli (à  gauche), a installé officiellement Philippe Chalmin à  la tête de l'observatoire de la formation des prix et des marges. © Actuagri
Universitaire, enseignant à  Paris-Dauphine, Philippe Chalmin est bien connu du monde agricole. Cette forte personnalité est un des meilleurs connaisseurs des marchés mondiaux de matières premières. Maître d'oeuvre d'un ouvrage annuel qui fait référence, «Cyclope », il intervient fréquemment dans les assemblées générales et colloques des filières agroalimentaires. Ambition et limite C'est de Philippe Chamin que dépendra sans doute l'efficacité de cet observatoire des prix et des marges. En « l'installant » en tant que président, le ministre de l'agriculture, accompagné du secrétaire d'État au commerce Hervé Novelli, a défini l'ambition et les limites de l'observatoire. L'ambition : « mettre de la transparence » dans la formation des prix et contribuer « à  ce qu'on ne demande pas au paysan d'assumer seul la hausse des charges de production », comme c'est le cas en ce moment.  Priorité est donnée à  l'analyse des produits animaux. Les limites : le comité de suivi de cet observatoire, composé de consommateurs, industriels, commerçants, paysans et fonctionnaires n'a pas pour tàche de proposer des modifications législatives et réglementaires. Il n'a pas non plus de services propres et devra travailler avec ceux de l'administration (FranceAgriMer, DGCCRF ; ministère de l'agriculture). Transparence et confiance « L'objectif est de faire en sorte que l'on travaille dans la transparence et la confiance », annonce Philippe Chalmin. « On connaît bien les prix agricoles, on connaît bien les prix alimentaires ; ce qui se passe entre les deux est beaucoup moins clair » explique cet enseignant. Philippe Chalmin devra réaliser chaque année un rapport au parlement et pourra à  cette occasion émettre quelques suggestions. Elles seront sans doute reçues avec scepticisme par le ministère de l'économie. On dit Bercy plutôt défavorable à  l'idée de cet observatoire. Car s'il s'agit de mieux faire coller les prix alimentaires à  la production, cela veut dire à  la hausse comme à  la baisse.

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