Publié le 05/11/2010 à 13h55 /

Le projet Fermiers du Sud-Ouest prend son envol

// La mise en place de la société Fermiers du Sud Ouest est l'une des bonnes nouvelles de l'exercice 2009-2010 selon l'organisation de production volailles de chair du groupe coopératif Maisadour, réunie en assemblée générale le mercredi 3 novembre.

Bernard Tauzia (au centre) et Thierry Blandinières (à  droite) ont insisté sur les bases solides de Fermiers du Sud Ouest qui associe une grande partie de la coopération régionale Aquitaine et Midi-Pyrénées de la volaille et le groupe Gastronome. © Le
Bernard Tauzia, président de l'organisation de production volailles de chair du groupe coopératif Maisadour, n'hésite pas à  l'affirmer : « cet exercice 2009-2010 est bon. Il faut oser le dire ! ». Tel est l'un des constats majeurs de l'assemblée générale des organisations de production palmipèdes à  foie gras et volailles de chair du groupe coopératif Maisadour qui s'est tenue le mercredi 3 novembre à  Hagetmau.
Plusieurs raisons justifient ce satisfecit. Tout d'abord, les volumes de production sont comparables à  ceux d'avant la tempête Klaus : ils sont même en forte progression en production biologique (15 %) et coquelets certifiés.
L'objectif est désormais de conserver les volumes de volailles des Landes en cabanes. La création de bàtiments de 400 m2 s'intègre quant à  elle dans les objectifs de développement de Fermiers du Sud Ouest.
Autre bonne nouvelle, les résultats techniques des éleveurs sont bons « il faut continuer dans ce sens, Fermiers landais veut toujours mieux ! », insiste M. Tauzia. Enfin, l'exercice aura été marqué par la naissance de Fermiers du Sud Ouest (FSO).
Fédération régionale de coopératives
Le pôle volailler Fermiers du Sud-Ouest, créé le 7 avril 2010 par les groupes coopératifs Maisadour et Terrena, rassemble des volailles produites dans les Landes et le Gers. Cette nouvelle entité, qui abattra environ 29 millions de volailles par an dont 18 millions de volailles label (Landes, Gers et Sud-ouest), s'installe comme acteur majeur de la filière française, en sixième position dans le palmarès du marché de la volaille. « On commence à  représenter quelque chose ! »
Dans la corbeille de cette nouvelle société dirigée par Jacques Liaut, on trouve, côté Maisadour, Fermiers landais, racheté dans sa totalité au groupe vendéen Arrivé, ainsi que Dangoumau (Clermont). Côté Terrena, via sa filiale Gastronome, deuxième groupe volailler après LDC, on compte les abattoirs Sovol (Pontonx-sur-Adour), Gastronome Condom et Laporte (Saramon). Gastronome Condom est détenu à  49,3 % par les coopératives Vivadour, Euralis et Terres du Sud.
Cette association permet d'organiser les relations amont jusqu'à  l'abattoir avec une grande partie des producteurs de volailles du grand Sud-Ouest, à  savoir Maisadour, Vivadour, Euralis et Terre du Sud. L'objectif étant de créer le premier bassin volaille label jaune au niveau national, aussi bien sur les circuits GMS que traditionnels.
Le projet est ambitieux avec un plan de développement sur trois ans qui souhaite doubler la production de volailles bio (700.000 têtes par an), augmenter de 1,4 million de têtes la production de label, ainsi que la volaille classique. La volaille label sera commercialisée essentiellement sous la marque «Saint-Sever», déjà  reconnue par la grande distribution, et qui bénéficiera de gros efforts publicitaires et marketing. Ainsi, de nouveaux étiquetages et conditionnements, un film publicitaire pour la télévision, un site internet et un blog sont prêts pour le lancement national de la marque en début 2011. « Maisadour seul n'aurait jamais eu la possibilité de mettre les moyens nécessaires pour augmenter la notoriété de sa marque » fait remarquer Bernard Tauzia. Pour la commercialisation, la société compte sur la puissance de Gastronome dans la grande distribution et sur 65 commerciaux.
« Pour exister au niveau national, il fallait cette marque reconnue (Saint-Sever), des volumes pour assurer les livraisons au plan national et un partenaire fort sur le marché de la volaille » analyse Thierry Blandinières, le directeur du groupe Maisadour.
Pour Terrena, le pari est aussi intéressant en apportant la marque forte qui lui manquait. « Maintenant les producteurs de volailles du Sud Ouest sont maîtres de leur destin ».
Stabilité en foie gras
En palmipèdes à  foie gras, Alain Labarthe, président de l'organisation de production palmipèdes à  foie gras, annonçait un volume de production stable sur l'exercice, par rapport à  l'année précédente qui avait, elle, connu une baisse de la production. Les prix aussi sont restés stables. Avec 1.471.000 têtes contre 32.200 pour l'oie, le canard produit sous la certification IGP canard à  foie gras du Sud Ouest (97 %) et sous label rouge (3 %) est la production dominante de l'organisation. Il est à  noter de bonnes performances en poids de foie. Pour la production de viande, l'alourdissement des souches a par ailleurs contribué à  l'amélioration des rendements abattoirs.
Un des faits marquants de l'exercice est la mise sous assurance qualité de la production au travers des référentiels agri-confiance et ISO 22.000 qui concernent l'ensemble des maillons de la filière palmipèdes Maisadour. La démarche permet de répondre aux exigences de la grande distribution et de mettre en avant un savoir faire.
Dominique Maurel

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