Publié le 15/12/2010 à 09h14 /

Contractualisation laitière : accueil positif des Vingt-sept

// Invités à  se prononcer sur « le mini-paquet lait », les ministres de l'Agriculture ont réservé un accueil favorable aux propositions de la Commission européenne. Exception faite de quatre pays : le Royaume-Uni, la Suède, le Danemark et les Pays-Bas.

Réunis les 13 et 14 décembre à  Bruxelles, les ministres de l'Agriculture de l'Union européenne ont accueilli favorablement la proposition de la Commission européenne sur l'amélioration des relations contractuelles dans le secteur laitier. L'une des principales propositions porte sur l'établissement de contrats écrits entre les producteurs et les laiteries, dans lesquels doivent figurer des précisions concernant les prix, les volumes de livraisons ainsi que la durée du contrat. L'autre porte sur le regroupement de l'offre, la négociation de contrats collectifs avec les laiteries ainsi que le renforcement des interprofessions. L'enthousiasme de Le Maire L'un des plus enthousiastes au projet de la Commission a certainement été Bruno Le Maire. La proposition sur le lait est « à  la hauteur des défis auxquels nous devons faire face », a-t-il indiqué. « C'est un bon changement pour obtenir un prix correct auprès des industriels », a poursuivi le ministre français de l'Agriculture, en évoquant le renforcement du pouvoir de négociation des producteurs de lait dans la filière.  L'Allemagne s'est également prononcée en faveur du document de la Commission. Un ton en dessous, « je prends acte des propositions pour la transparence », a déclaré Isle Aigner, même si elle considère que plusieurs questions restent encore en souffrance. Elle a également « salué l'approche sur l'interprofession » tout en précisant : « N'oublions pas les règles de concurrence ». Accord également de l'Italie sur la démarche de Dacian Ciolos. Son ministre a plaidé pour le renforcement du pouvoir de négociation des producteurs tout en avançant une demande spécifique pour les fromages à  dénomination d'origine afin de réguler l'offre pour éviter les déséquilibres du marché. « Nous aimerions que la Commission se penche sur cette requête », a-t-il insisté. Le front des États libéraux Bref, à  l'exception des pays dits « libéraux » : Royaume-Uni, Suède, Danemark et Pays-Bas, tous les autres s'inscrivent dans les orientations de la Commission. Les plus offensifs contre le projet de Bruxelles ont été le Danemark et les Pays-Bas. Les Danois sont très sceptiques sur les interprofessions et les contrats obligatoires ainsi que sur les propositions avancées sur le renforcement du pouvoir des producteurs. Les Pays-Bas, eux, sont hostiles à  l'assouplissement des règles de concurrence. Et de rappeler qu'avec quatre autres États membres, « il n'y avait pas d'accord avec les propositions sur les organisations de producteurs » dans le groupe de haut niveau sur le lait. Enfin, et concernant l'étiquetage obligatoire de l'origine, le ministre considère cette mention comme « délétère » tout en s'interrogeant de son opportunité pour le consommateur. Quant à  la Suède, elle redoute que la réduction de la concurrence freine la restructuration du secteur. Et le Royaume-Uni s'interroge sur les conséquences néfastes sur la compétitivité des propositions de Dacian Ciolos.

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