Publié le 29/12/2010 à 10h43 /

Le patrimoine culinaire français veut s'exporter

// Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, et le secrétaire d'État au Commerce extérieur, Pierre Lellouche ont choisi le Marché international de Rungis, le 22 décembre, pour annoncer les grandes lignes d'un plan de promotion de l'agroalimentaire et des arts de la table.

Depuis le 19 novembre dernier, «Â le repas gastronomique des Français » est inscrit par l'Unesco au patrimoine immatériel de l'Humanité. Un classement qui pourrait rejaillir sur les exportations agroalimentaires hexagonales. © Réussir
Les pouvoirs publics ont décidé de mener plusieurs actions à  l'étranger (présence dans les salons internationaux, fête et semaine de la gastronomie, films et clips vidéo) pour valoriser l'image de la cuisine française qui a été distinguée au patrimoine mondial de l'Unesco. « Nous voulons profiter de la reconnaissance du patrimoine gastronomique français à  l'Unesco pour créer un environnement favorable à  l'export et nous appuyer sur cette notion pour pousser un secteur qui représente 250.000 emplois », a déclaré Pierre Lellouche. Un mois après l'inscription du « repas gastronomique des Français » au patrimoine immatériel de l'humanité, il a présenté les grandes lignes d'un plan d'action qui sera précisé au début de l'an prochain.  Un tremplin pour les exportations Première piste, la présence du « pavillon France » dans les salons internationaux et notamment dans les pays les plus porteurs que sont aujourd'hui les pays du Sud-Est asiatique. Le drapeau français devrait être présent dans 170 salons l'an prochain, et dès le mois de janvier à  Abu Dhabi, a indiqué le secrétaire d'État.  Pierre Lellouche envisage également de monter une fête de la gastronomie française ainsi que des semaines dédiées dans nos principaux marchés à  l'export. En tout, une douzaine de pays tels que l'Allemagne, les États-Unis, la Russie, la Chine qui représentent les deux tiers de nos exportations. Des clips et films y seront diffusés ainsi que dans les médias locaux visant à  valoriser le patrimoine culinaire français. « Je souhaiterais associer l'expérience de chefs français avec des chefs locaux qui ont été formés à  la cuisine française, pour donner envie de découvrir notre cuisine », a précisé Pierre Lellouche. Une enveloppe de 3 à  4 millions d'euros devrait être débloquée pour assurer la promotion de notre patrimoine gastronomique. Du côté des pouvoirs publics, ce sera UbiFrance qui pilotera les opérations, en association avec des partenaires privés. C'est d'ailleurs ce que souhaite Pierre Lellouche qui a évoqué la mobilisation de tous les professionnels concernés. Doublé par l'Allemagne En toile de fond, le secrétaire d'État au commerce extérieur ne se fait pas à  l'idée que la France se fasse tailler des croupières par notre voisin allemand en matière agroalimentaire : il est devenu le premier exportateur européen. Alors que les positions françaises n'ont cessé de s'éroder depuis l'an 2000. « Nous sommes passés de 9 % des parts du marché alimentaire en 2000 à  6,4 % en 2009, alors que l'Allemagne a grimpé de 6 à  7 % », observe-t-il. D'où cette volonté de réagir. Même si les chiffres les plus récents sont plus encourageants. L'excédent de son commerce extérieur est reparti à  la hausse depuis le début de l'année 2010.

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