Publié le 11/03/2011 à 12h42 /

Salariés agricoles des Pyrénées-Atlantiques : une nouvelle grille des salaires

// Le 1er mars 2011, les partenaires sociaux de la convention collective du travail ont négocié une revalorisation des salaires minimums.

Cette négociation annuelle des salaires s'est déroulée dans le cadre de la commission mixte qui a réuni les représentants des employeurs (FDSEA-EDT) et les représentants des salariés (CFDT, CGT, CGC), sous l'égide de la direction régionale du travail. Faisant valoir une baisse du pouvoir d'achat et dénonçant une grille trop resserrée, les syndicats salariés ont formulé des demandes que les employeurs n'ont pu entièrement satisfaire compte tenu des difficultés financières ressenties sur les exploitations et les entreprises depuis plusieurs mois. La négociation a finalement abouti à  une augmentation linéaire des taux horaires de l'ensemble des niveaux et échelons de la grille des salaires à  hauteur de 1,6 %, soit la répercussion de l'augmentation du SMIC au 1er janvier 2011. Cette augmentation est applicable pour les salaires versés à  compter du 1er janvier 2011 à  tous les salariés des exploitations agricoles de polyculture, d‘élevage, de cultures spécialisées (maraîchage, arboriculture fruitière), d'horticulture et pépinières, des CUMA et d'entreprises de travaux agricoles. La grille donne des minima. En conséquence, aucun salarié ne doit percevoir un taux horaire en deçà  du taux mentionné sur la grille et correspondant à  son coefficient. Pour un salarié rémunéré à  un taux supérieur à  celui correspondant à  sa classification, il n'y a pas obligation d'appliquer l'augmentation prévue par la nouvelle grille des salaires, sauf à  ce que cette augmentation ait pour effet de porter son taux horaire en dessous du nouveau taux applicable. À l'inverse, les employeurs ont toute latitude pour rémunérer leurs salariés au-delà  de ces bases. Téléchargez la nouvelle grille des salaires ici
Bergers salariés en estives
La CFDT a sollicité la FDSEA pour intégrer dans la convention collective des dispositions spécifiques pour l'emploi des gardiens de troupeaux salariés en estives.
Pour donner suite à  cette demande, les employeurs du secteur des trois vallées ont été réunis le 18 février à  Oloron à  l'initiative du président Henri Bies-Péré. Les éleveurs se sont prononcés en faveur d'une ouverture des négociations tout en précisant que si ce métier présente en effet des spécificités, la reconnaissance d'un statut devra se faire à  des conditions supportables pour les exploitations et être le gage d'un travail de qualité.
La première réunion de négociation aura lieu à  la Maison des Vallées à  Oloron le 31 mars à  14h00. Tout employeur est invité à  y participer.

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