Publié le 11/03/2011 à 17h02 /

L'instabilité en Afrique du nord perturbe les cours du mais

// Ces dernières semaines ont été marquées par des évolutions de prix brutales sur les marchés des matières premières agricoles. Alors que les fondamentaux évoluent peu, c'est le contexte politique en Afrique du Nord et au Moyen Orient qui souffle le chaud et le froid.

L'instabilité politique sur la rive sud de la Méditerranée a entraîné la chute des prix du blé et dans une moindre mesure celle du mais. Comment ? Tout simplement par effet de vases communiquants. L'élément déclencheur est l'arrêt des exportations de pétrole par la Libye. La brusque flambée du baril a entraîné une réorientation de positionnement de certains fonds financiers. Ceux-ci se sont redéployés sur les produits pétroliers et des valeurs refuges comme l'or. Les prises de profits sur les marchés agricoles se sont matérialisées par la baisse des cours. L'augmentation du prix du pétrole pourrait également entraîner un phénomène de récession sur différents bassins consommateurs, ce qui contribue à  inquiéter les opérateurs. L'écart entre le prix du blé et celui du mais s'est réduit. Le bilan blé est beaucoup moins tendu que celui du mais. Rappelons qu'au niveau mondial, le rapport stock/consommation en mais avoisine les 15 % lorsque pour ce même indicateur, le seuil critique estimé par la FAO est à  18 %. Malgré un contexte favorable au mais, l'un des principaux marchés pour le sud-ouest est à  l'arrêt, ou presque. Les exportations sur l'Espagne sont très limitées. L'origine française est concurrencée par l'Ukraine, la Serbie, le contient américain (du Canada au Brésil) et plus surprenant par l'Afrique du Sud. Les premières informations sur les perspectives de production céréalière pour la campagne 2011/12 seront donc à  suivre avec attention dans les prochains jours.

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