Publié le 24/03/2011 à 16h37 /

Le Boeuf de Chalosse redresse la barre

// Après plusieurs campagnes de baisse des volumes de production, la filière Boeuf de Chalosse enregistre des résultats stables. Les prix suivent la même tendance.

Pour la filière «Â Boeuf de Chalosse » et son président Roland Ducasse, l'année 2010 aura été marquée par plusieurs faits importants, parmi lesquels le maintien du potentiel de production et des prix ou encore la révision du cahier des charges du la
Après avoir essuyé plusieurs creux, le navire Boeuf de Chalosse semble redresser la barre. Le bilan de la campagne 2010 démontre une activité stable pour cette filière. Un résultat plutôt positif au regard de ceux enregistrés par la production de viande bovine labéllisée à  l'échelon national. Lundi dernier, au sein du fief montfortois, se sont déroulées les assemblées générales de l'association Boeuf de Chalosse et de l'Association bovine des Landes (AB40).
La première fait aujourd'hui office d'organisme de défense et de gestion (ODG) et regroupe l'ensemble des opérateurs engagés dans le label rouge. AB40 constitue, quant à  elle, une organisation de producteurs. Elle concentre environ 70 % des éleveurs qualifiés sous cette démarche qualité ainsi que plusieurs acheteurs. Après un exercice 2009 marqué par une sévère baisse des volumes, la filière semble avoir enrayé la chute. Pour 2010, la production totale labéllisée s'élève à  688 tonnes, pour 1627 animaux. Vis-à -vis des 695 tonnes réalisées l'année précédente, la baisse de volume se limite à  1 % environ. Maintien de la production
Le président Roland Ducasse voit là  le retour d'une dynamique positive, « au niveau national, la baisse se situe entre 8 et 10 % notre filière s'en est mieux sortie ». Faut-il y voir un phénomène durable ? Seules les prochaines campagnes le diront. Dans le détail, la production de Boeuf de Chalosse est aujourd'hui principalement issue de femelles (86 %). La race Blonde d'Aquitaine représente la majorité de celles-ci, avec plus de huit vaches sur dix. Malgré tout, la production de màles a enregistré une croissance au cours de la dernière campagne. La Limousine représente la grande majorité des màles engraissés (94 %). « Vingt-trois màles de plus ont été produits par rapport à  l'année précédente soit un total de 224 têtes, relève l'animatrice Fanny Bessouat, cela faisait plusieurs années que ce chiffre était en fort recul ». Cette stabilisation de la production a été accompagnée par un maintien des prix au sein des différentes catégories commerciales. Ainsi, les cours moyens des génisses, des vaches et des boeufs se sont respectivement établis à  4,60 euros, 4,50 euros et 4,26 euros. Aujourd'hui, la flambée des prix des matières premières alimentaires pose un peu plus la question de la rentabilité économique. À ce titre, l'association veut sensibiliser les éleveurs aux sujets des charges et du rationnement des animaux.
Si la production semble consolidée, l'élargissement des points de vente constitue l'autre grand challenge de la filière. « La progression des volumes ne peut passer que par l'engagement de nouveaux points de vente » affirme Roland Ducasse. Il avoue « qu'aujourd'hui, certains animaux attendent avant de pouvoir être abattus ». Depuis la création du label rouge en 1989, la viande de Boeuf de Chalosse est exclusivement diffusée au travers de boucheries artisanales. Soixante-huit points de vente sont aujourd'hui engagés dans cette démarche. En 2010, la filière a enregistré cinq adhésions pour sept arrêts. Dans son travail de prospection, elle s'appuie sur le concours des grossistes. « Un objectif cohérent se situe autour de quatre-vingts boucheries », confie le président. L'exercice 2010 aura été marqué par la révision du cahier des charges du label rouge. Celle-ci porte notamment sur le temps de présence des animaux, sur les conditions d'allotement ainsi que sur l'àge d'abattage. À cet égard, le seuil de labellisation devrait être relevé à  dix ans (au lieu de neuf actuellement). De plus, l'exigence de naissage au sein d'un élevage qualifié « fournisseur bovins maigres » ne devrait plus concerner les animaux de moins d'un an. Ces évolutions ne seront effectives qu'après la révision du cahier des charges de l'indication géographique protégée (prévue pour 2011) et de son examen par l'INAO. « Jusque-là , les exigences restent les mêmes qu'aujourd'hui », insiste Fanny Bessouat.
Fabien Brèthes
Prévoir les sorties
Afin de gérer au mieux la commercialisation des animaux, l'association bovine des Landes (AB 40) invite ses adhérents à  lui faire remonter leurs données de mise à  l'engraissement. L'objectif consiste à  évaluer les dates de sorties des animaux et surtout les quantités. Afin de faciliter ce travail, la structure a mis au point un tableur informatique (format Excel). D'un usage très simple, ce fichier peut être directement retourné par courrier électronique à  l'association. L'ancien système, basé sur un document papier, reste malgré tout en vigueur. Le fichier informatique est dès à  présent disponible auprès de l'association.

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