Publié le 13/05/2011 à 15h59 /

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Situation au 9 mai 2011
Cumuls en degrés jours (°C/j), à  partir du 1er février, en base 0 – 18 °C ; données sources Météo France et réseau Demeter
Les cumuls de température des stations du réseau de suivi vont de 950°Cj (plateau de Ger) à  1 180°Cj (Anglet). Les simulations de calcul réalisées à  partir des stations d'Urepel et d'Urdos donnent pour les zones d'altitude des cumuls de 850 (à  600 m) à  680°Cj (à  1 000 m). Les températures quasi estivales de ces dernières semaines font que la végétation avance en stade d'autant plus rapidement : selon les secteurs, elle est de 10 à  15 jours plus précoce que l'an dernier.
» En zone de plaine - Le compromis rendement/valeur alimentaire est optimum en ce moment pour les foins des prairies dactyle/fétuques et PP fertiles ; ce ne sera le cas que dans une dizaine de jours sur le plateau de Ger.
» En zone Montagne - Jusqu'à  700 m, le déprimage des parcelles les plus tardives est à  terminer, si une fauche y est envisagée. Jusqu'à  800 m, ce type de prairies est encore « pàturable », sans perte ultérieure de rendement en fauche, pendant encore environ une semaine.
Les fauches des autres prairies (en foin pour les plus précoces ; à  enrubanner pour les PP fertiles) sont à  réaliser.
Les éventuels apports d'azote, après fauche ou pàture, sont à  adapter au niveau d'intensification de la conduite. La fertilisation est normalement souhaitable en dessous de 0,25 ha disponible par UGB (avec 1 UGB = 1 VL = 0,7 VA = 7 brebis) ; au-dessus de ce seuil de chargement, ou pour des prairies riches en légumineuses, elle n'est pas nécessaire.
Les apports, à  limiter à  40 uN/ha et par passage, sont à  réaliser dans les 10 jours après une coupe, pas forcément sur toutes les parcelles d'ailleurs, pour décaler les pousses. Après sortie des animaux, ils sont à  réaliser plutôt dans les 5 jours.
Des niveaux supérieurs d'azote, à  cette période de l'année, sont inutiles ; l'apport peut être réduit à  30 uN/ha, voire supprimé, en cas d'épandages d'effluents fréquents (de l'ordre de 15 à  20 t/ha/an de fumier ou de 25 à  30 m3/ha/an de lisier).
Le phosphore et la potasse, qui permettent l'accroissement des racines des espèces prairiales, sont à  réserver au premier cycle (besoins modérés) ou à  répartir sur l'année. Ces fertilisations ne seront toutefois valorisables que s'il pleut. Le manque d'eau, s'il n'a pas encore trop gêné les pousses jusqu'ici gràce aux orages (localisés cependant), pourrait toutefois devenir préoccupant ; à  suivre.M.- C. M.

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