Publié le 13/05/2011 à 16h14 /

Vivadour lance une grande campagne de recrutement

// La coopérative Vivadour prévoit l'embauche de 150 collaborateurs en trois ans. Reflétant la belle dynamique du groupe gersois, ce programme traduit surtout un besoin prégnant dans le renouvellement des générations. Les personnels techniques sont plus particulièrement concernés.

Franck Clavier, directeur général de Vivadour. © Le Sillon/F. B.
Si ces perspectives d'embauches sont une excellente nouvelle pour les futurs candidats, les responsables de Vivadour craignent des difficultés pour satisfaire leurs demandes, car la région souffre d'un manque cruel de main-d'oeuvre qualifiée au sein de certains secteurs. Forte de ses 850 salariés, Vivadour est déjà  le premier employeur privé du Gers. À l'image de ses homologues régionaux, elle a développé ses activités autour d'une variété de domaines, parmi lesquels les céréales et l'agrofourniture, les semences, la viticulture, les productions animales, la distribution grand public et l'environnement. Avec le renforcement de ses filiales, la coopérative est actuellement présente dans six départements, dont le Gers bien sûr, mais aussi les départements limitrophes, ainsi que d'autres implantations ciblées dans l'Hexagone. Aujourd'hui, plusieurs facteurs induisent un impérieux besoin de main-d'oeuvre. Principalement des personnels techniques La pyramide des àges du personnel est le premier d'entre eux. En effet, 80 % des postes à  pourvoir concernent un renouvellement, car si la moyenne d'àge des salariés s'avère relativement basse (43 ans), 15 % des effectifs ont plus de 55 ans, à  ce jour. Certaines créations de postes sont induites par les choix stratégiques de la coopérative, comme la constitution de nouvelles filières, à  l'image de la production bovine. Les mutations du monde agricole s'accompagnent également de l'apparition de nouveaux métiers. Les exemples les plus typiques relèvent des nouvelles compétences requises sur le marché des céréales ou encore les nouveaux services aux agriculteurs. « Nous privilégions un accompagnement étroit de nos adhérents, souligne le président Christophe Terrain. Une coopérative fonctionne parce qu'il y a des agriculteurs bien entendu, mais aussi parce qu'il y a des collaborateurs compétents et efficaces ». En pratique, la majorité des recrutements va concerner le département du Gers (environ 84 % des cas) et des contrats à  durées indéterminés (80 %). De plus, la plupart des offres va s'adresser à  des compétences techniques : conseiller technico-commercial, technicien service, conducteur d'installation silo, conseiller vendeur, qualiticien, chauffeur, métiers de la maintenance « Les qualifications recherchées seront majoritairement des niveaux Bac ainsi que Bac +2 ou 3 », précise Marie Claire Poussade, directrice des ressources humaines. Autant de cursus qui paraissent quelque peu délaissés par les étudiants. Un contexte défavorable « Notre campagne de recrutement se heurte à  plusieurs freins, liés aux contextes économique, géographique et structurel », confirme le directeur général, Franck Clavier. Tandis que certains profils déplorent l'absence de formations académiques spécifiques, la désaffection générale pour les métiers techniques et le désintérêt croissant pour l'enseignement supérieur sont des handicaps très nets. Et puis, le Gers souffre d'une situation démographique difficile. Pourtant, Vivadour cultive de nombreux atouts pour attirer les candidats : une forte politique de promotions en interne et de développement de la formation, une aide au logement des nouveaux embauchés, des conditions salariales intéressantes Ce contexte a aussi poussé la coopérative à  s'associer aux principaux acteurs de l'enseignement, de la formation et de l'emploi afin de dénicher les perles rares. Fabien Brèthes

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