Publié le 01/06/2011 à 13h29 /

Désherbage du mais : réduire le coût et l'impact environnemental

// En réduisant les apports de produits phytosanitaires, le couplage d'un désherbage chimique et mécanique permet une diminution des coûts, tout en limitant son impact sur l'environnement.

La désherbineuse permet de réduire fortement la dose de produits chimiques apportée, tout en assurant un binage dans l'interrang. Le kit de désherbage peut être adapté à  la bineuse pour ne traiter que sur le rang, gràce à  des buses. © FD CUMA des
La chambre d'agriculture et la Fédération départementale des CUMA des Landes organisaient les 17, 19 et 31 mai des journées techniques sur le thème du désherbage alternatif. Un désherbage qui utilise moins de produits phytosanitaires. Les rencontres étaient menées dans le cadre de la convention agriculture-environnement et du plan d'action territorial. La première partie de ces journées revenait sur la réglementation dans le cadre de écophyto 2018, ainsi que sur les aides dans le plan végétal environnement (PVE). Les CUMA peuvent bénéficier de ce programme d'aides financières (à  hauteur de 40 à  50 %) pour la réalisation d'investissements dans des agro-équipements permettant de limiter l'utilisation des produits phytosanitaires et fertilisants. Le compostage anti-adventices Cyril Duruisseau, animateur environnement à  la FD CUMA, rappelle l'importance de la lutte préventive contre les adventices, notamment, en compostant les effluents d'élevage. Les graines d'adventices (avalées par le ruminant), présentes dans ces effluents, germent pour 80 % d'entre elles. « Le compostage des fumiers permet de supprimer cette pollution et de détruire les germes pathogènes en augmentant la température des andains à  70-80 °C ». Le compostage a en outre l'avantage de permettre une rapide assimilation des éléments nutritifs par la plante. La solution du désherbinage Les rotations de culture ont aussi un rôle préventif. En curatif, une réflexion est à  mener sur la dose de produit chimique à  apporter. « C'est fonction de l'état de la parcelle. Est-elle très sale ? Puis je prévois un rattrapage en désherbinage ? ».
La dose est d'autant réduite qu'elle s'accompagne d'une action mécanique. Les études ont ainsi montré que l'utilisation d'une désherbineuse qui n'apporte le désherbant que sur le rang (itinéraire 2 sur le graphique) permet de diviser par deux, voire trois, la dose de matière active à  l'hectare. En interrang, les adventices sont éliminées par action de la bineuse. Double bénéfice Au final, le temps de travail et le coût en matériel étant à  peine supérieurs au tout chimique, le coût à  l'hectare est réduit. « C'est bénéfique pour l'environnement et le porte-monnaie ». L'investissement peut quant à  lui être réduit à  un kit désherbage fixé sur une bineuse. « Le tout mécanique est par contre plus exigeant en temps de travail et en investissement matériel. Son coût est nettement supérieur aux autres itinéraires techniques. Il est difficilement rentabilisé en production non bio ». Dominique Maurel

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