Publié le 17/06/2011 à 12h24 /

Foie gras de Chalosse se consolide

// La coopérative affiche des résultats positifs et poursuit sa marche en avant.

La coopérative Foie gras de Chalosse poursuit son bonhomme de chemin au sein de la filière palmipèdes. Elle s'appuie, pour cela, sur une politique de qualité, orientée vers la démarche Label Rouge. Lors de l'assemblée générale, qui s'est déroulée le 10 juin à  Castelnau Chalosse, les responsables de la structure ont dressé le bilan de l'exercice 2010. Ils ont aussi évoqué les chantiers en cours et à  venir.
Après une année 2009 positive, malgré la tempête Klaus et la crise économique, la hausse de l'activité s'est poursuivie au cours de la campagne 2010. Avec 425 000 canards découpés, contre 390 000 lors de l'exercice précédent, « les résultats vont même au-delà  des objectifs que nous nous étions fixés », se félicite le président, Jean Luc Broca (notre photo). Cette progression de 8 % a été majoritairement réalisée gràce à  une hausse des apports des coopérateurs, les achats extérieurs ne représentant que 12 % des quantités totales.
Des investissements en vue
L'activité commerciale affiche, elle aussi, une belle santé. Les ventes ont démarré très tôt dans la saison et se sont terminées plus tard qu'à  l'accoutumée. « Cela a permis d'absorber la production supplémentaire », indique le président. Les produits frais restent le coeur de métier de la coopérative, avec près de 80 % du chiffre d'affaires. Lors de la campagne 2010, leurs ventes ont enregistré une nouvelle hausse tandis que celles des produits élaborés sont demeurées stables. Ces résultats confirment la dynamique positive, observée au niveau national.
Une ombre vient toutefois assombrir le tableau. Depuis l'automne 2010, l'envolée du prix des céréales est venue renchérir les coûts de production. La coopérative a pris le problème à  bras-le-corps en décidant la remise en service de l'indexation « mais » et en ne répercutant pas l'augmentation du coût des canetons.
Gràce à  la hausse de son activité et à  des charges bien maîtrisées, la structure termine l'exercice 2010 avec une structure financière renforcée. Pour 2011, la tendance reste bonne. « Nous sommes partis pour produire le même nombre de canards, voire un peu plus. Demain, nous allons tàcher de tirer la production encore davantage vers plus de qualité », indique Richard Violle, responsable du service technique.
Ces perspectives incitent les responsables de la coopérative à  continuer à  aller de l'avant. D'autant que la baisse du niveau des amortissements plaide en faveur de la réalisation de nouveaux investissements. « Il va aussi falloir que nous attachions à  développer certaines gammes, comme les produits élaborés », note Benoît Branger, directeur de la coopérative. En 2010, plusieurs tranches de travaux ont d'ores et déjà  été réalisées (rénovation des équipements frigorifiques de Montfort, création d'un four et de cellules de refroidissement sur le site de Castelnau, mise à  niveau des équipements d'épuration). Mais la coopérative a également lancé une vaste réflexion pour un développement plus global des installations. Les travaux devraient s'échelonner sur les deux ou trois années à  venir.F. B.

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