Publié le 19/08/2011 à 12h19 /

Indispensables semis précoces du colza

// L'heure des semis de colza approche à  grand pas. Et en la matière, mieux vaut être réactif. L'objectif est d'atteindre le stade huit feuilles à  l'entrée de l'hiver.

Le rendement potentiel du colza s'avère fortement conditionné par l'état des plantes à  l'entrée de l'hiver. Ainsi, des levées trop tardives ne pourront permettre d'atteindre un développement suffisant. En pratique, les techniciens de la filière encouragent des semis dès le 25 août.
Dans la région, le colza dispose d'une image de culture technique. Il est vrai que quelques principes essentiels doivent être respectés pour mettre tous les atouts dans son côté. À commencer par la date de semis. « Si le semis est trop tardif, lors de la reprise de la végétation, la plante ne rattrape jamais son retard et son potentiel de rendement s'en trouve affecté », commente Franck Duroueix, responsable régional du Cetiom. De manière générale, mieux vaut une levée précoce, même si elle est irrégulière, qu'une levée très régulière avec des colzas petits et chétifs. À partir du 25 août
Pour atteindre ces objectifs, la période optimale de semis se situe entre le 25 août et le 20 septembre environ. La date du 10 octobre semble rédhibitoire pour obtenir des rendements cohérents. Quelle que soit la variété, il convient de semer tôt, même dans le sec ! « La probabilité de profiter de pluies suffisantes pour assurer une levée des colzas dans de bonnes conditions en septembre, au plus tard en octobre, est relativement augmentée : 10 à  15 mm suffisent », estime Franck Duroueix. De surcroît, les colzas tardifs ont un enracinement plus superficiel. Le comportement aux stress hydriques de printemps n'est plus du tout le même. Enfin, des colzas chétifs nécessiteront des apports d'azote plus importants.
Au cours de la dernière décennie, plusieurs années pluvieuses en septembre ont conforté ce raisonnement. Cependant, pour le département des Pyrénées-Atlantiques, les semis extrêmement précoces sont à  proscrire, en raison d'une possible « élongation automnale » de la plante. Ce phénomène se traduit par la pousse anormalement précoce de la tige, pouvant entraîner le gel de la plante durant l'hiver. Dans ce cas, il est conseillé d'attendre le 5 septembre. Préparer le sol au plus tôt
Sur le plan technique, les semis doivent être réalisés entre 1 et 2 cm de profondeur, avec un semoir monograine, beaucoup mieux adapté au contexte régional. La levée n'en sera que plus homogène. Pour un écartement de 40 à  60 centimètres, la densité de semis recommandée est de 30 à  35 graines par mètres carrés. Avec un écartement de 80 centimètres, la densité de semis doit être comprise entre 20 et 25 graines au mètre carré. Dans le cas d'un semoir à  céréales, il convient de semer entre 2 et 2,5 kilogrammes par hectare.
Au niveau du choix de la variété, il convient d'opter pour les variétés les plus productives mais peu sensibles au phoma ou à  la verse. Pour envisager un tel itinéraire, la préparation du sol se révèle primordiale. « Après une récolte de céréales, il s'agit d'exporter les pailles rapidement, indique le technicien. Ensuite, il faut réaliser le passage de dents au plus tôt et affiner dans la foulée. Le lit de semences peut être prêt fin août ». Il n'y a plus de temps à  perdre. Fabien Brèthes FertilisationLes apports de phosphore et de potasse apparaissent indispensables. Un apport de
90 unités de phosphore au semis semble cohérent et 30 à  50 unités de potasse. L'apport d'azote à  l'automne est inutile.
Au printemps, fractionner les apports en fonction de l'azote absorbé par la culture à  la fin de l'automne et à  la fin de l'hiver.
La dose à  apporter est fréquemment inférieure à  100 kg/ha. Enfin, une fertilisation en souffre est nécessaire. Pour prévenir une carence, il s'agit d'apporter 75 unités environ, sous forme de sulfat, en janvier ou février.

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