Publié le 05/10/2011 à 17h29 /

Viande bovine : le GIE export toujours sur la sellette

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Devant l'assemblée générale du SNIV-SNCP (industries de la viande), son président, Jean-Paul Bigard, a confirmé, le 27 septembre, que son syndicat continuait à  refuser de participer à  un GIE chargé de l'exportation de viande bovine et surtout de bétail vivant. Les industriels de la viande menacent même de quitter l'interprofession (Interbev) si le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, continue à  exiger leur participation. Motif invoqué : si le SNIV-SNCP est favorable à  l'exportation de viande bovine découpée en carcasse, il est farouchement opposé à  l'envoi d'animaux vivants car, selon M. Bigard, « c'est exporter nos emplois, c'est mettre à  terre l'industrie, c'est tuer la filière ». Le Maire fait le forcing Les coopératives agricoles (Coop de France Bétail et Viande) avaient déjà  réaffirmé, la veille, leur refus de participer à  ce GIE. Bruno Le Maire avait vertement interpellé les deux structures lors du SPACE de Rennes, le 13 septembre dernier, qualifiant leur posture d'« erreur historique ».
Bruno Le Maire a confirmé à  Pierre Chevallier, président de la Fédération nationale bovine qu'il a reçu, le 29 septembre, son engament en matière d'exportation d'animaux vivants vers les pays tiers « afin de profiter de l'ouverture des marchés porteurs » et sa mobilisation personnelle en faveur du GIE export. Face à  la polémique suscitée par la création de cette nouvelle structure au sein de l'interprofession et l'opposition qu'elle suscite chez le Syndicat national des industries de la viande et de Coop de France, le président d'Interbev, Dominique Langlois, cherche à  temporiser. « Le GIE mis en place le 1er juin 2011, sous l'égide d'Interbev est un outil d'aide à  l'exportation de bétail, de viande et de génétique bovine, dont les objectifs exclusifs demeurent de développer les courants d'affaires dans les pays tiers ». Avant de préciser que l'Interprofession bétail et viande « fixe au GIE un rôle de facilitateur dont l'intervention et les services doivent décroître au fur et à  mesure du développement commercial pour s'effacer lors de l'établissement du courant d'affaires, domaine réservé aux entreprises ».

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