Publié le 20/10/2011 à 15h19 /

Les récoltes françaises de mais et de blé revues à  la hausse

// Le conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer, du 12 octobre a augmenté ses prévisions de récolte de blé et surtout de mais, alors que les moissons d'orge et de blé dur restent très basses. Les utilisations par les fabricants d'aliments du bétail seraient bouleversées compte tenu de l'évolution des prix des différentes céréales fourragères, avec une progression du blé de 27 % par rapport à  2010/2011. Les perspectives d'exportation de blé sont bonnes malgré la concurrence de la zone Mer Noire et le mais français se révèle très compétitif.

Comme le ministère de l'Agriculture, quelques jours auparavant, le conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer, réuni le 12 octobre a revu en hausse ses estimations de récolte de blé tendre et de mais, les portant respectivement de 33,4 à  33,8 Mt et de 14 à  14,75 Mt. Cette augmentation de récolte a entraîné celle de la collecte, partie commercialisable de la moisson, sachant que les utilisations à  la ferme ont été revues en baisse pour le blé, mais resteraient toutefois supérieures de 24 % à  2010/2011. La prévision de maigre production d'orge a été quasi reconduite ainsi que la collecte à  14,3 Mt soit 16 % de moins que pour la dernière campagne. Il en va de même pour le blé dur avec une collecte de 1,9 Mt, en recul de 25 %. Aliments du bétail selon les prix Les utilisations intérieures pour le blé sont à  peu près stables d'une année sur l'autre, concernant la boulangerie, biscuiterie, amidonnerie, alcool et mais. C'est le poste alimentation animale qui fait la différence. La hiérarchie actuelle du prix des céréales, inhabituelle, modifie considérablement les perspectives d'incorporation par les fabricants d'aliments du bétail. La prévision d'utilisation de blé par les fabricants d'aliments du bétail a été revue en baisse de 200 000 t par rapport à  septembre, à  5,4 Mt soit néanmoins 27 % de plus que l'an dernier, celle de l'orge en baisse de 100.000 t à  1,2 Mt, soit 40 % de moins qu'en 2010/2011 et celle de mais relevée de 300.000 t, à  3,2 Mt, mais cependant en baisse de 8 % par rapport à  la dernière campagne. Les fabricants d'aliments adaptent leurs utilisations de matières premières en fonction de leur prix et ces prévisions pourraient être modifiées selon l'orientation des cours des céréales. Optimisme quand même à  l'exportation Malgré la concurrence de l'origine Mer Noire, en particulier la Russie qui, après la récolte céréalière réalise cette année une moisson exceptionnelle et récupère le marché égyptien qu'elle avait perdu l'an dernier, faute de disponibilités, FranceAgriMer a révisé à  la hausse ses prévisions d'exportation de blé vers les pays tiers, les portant de 8 à  8,5 Mt. On est loin des 13 Mt, de la dernière campagne, mais notre disponible exportable est, de toute façon bien inférieur. Pour le premier trimestre de la campagne, les chargements atteignent 2,4 Mt dont 1,4 pour l'Algérie. Le marché libyen est également ouvert mais il faudra aussi compter avec la concurrence de l'Ukraine (qui vient de supprimer ses taxes à  l'export de blé et de mais) sur le pourtour méditerranéen. Belle récolte de mais La très belle récolte française de mais se révèle compétitive en matière de prix et, avec 6,5 Mt, dont 0,5 Mt vers les pays tiers, FranceAgriMer prévoit une augmentation de 16 % sur la dernière campagne. Les exportations d'orge seront faibles, 4,3 Mt contre 5,7 pour la saison 2010/2011, à  l'image de la production. L'estimation de stock de report de blé a été augmentée de 300.000 t, pour 2,55 Mt, ce qui reste modeste. Celle d'orge maintenue à  0,8 Mt, le plus faible report depuis 2007/2008, le report de mais étant estimé à  2 Mt, inférieur à  celui des années précédentes, malgré la belle récolte.

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