Publié le 21/10/2011 à 10h18 /

Distribution de fourrages : l'essor des mélangeuses

// La journée mécanisation en troupeaux bovins, organisée par les fédérations des CUMA des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, a permis de faire le point sur le matériel d'élevage. Le rendez-vous a enregistré un franc succès.

Plus de deux cents agriculteurs ont fait le déplacement à  Bonnut pour découvrir les possibilités de mécanisation en troupeaux bovins. Un véritable succès pour les FDCUMA des Landes et des Pyrénées-Atlantiques.
Les questions de machinisme intéressent toujours autant les éleveurs. Vendredi 14 octobre à  Bonnut (Pyrénées-Atlantiques), la journée mécanisation et innovations en troupeaux bovins, organisée par les Fédérations départementales des CUMA des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, a attiré plus de deux cents visiteurs. Il est vrai que les fruits d'une mécanisation bien maîtrisée sont loin d'être négligeables pour les producteurs. Non seulement, un matériel adapté permet de travailler plus aisément et plus vite, mais la gestion des charges de mécanisation se révèle également essentielle pour la santé financière d'une exploitation. L'influence de ce poste au sein des résultats économiques d'un troupeau a été prouvée à  maintes occasions. Un matériel qui se démocratise Aujourd'hui, le secteur de l'élevage bovins présente une offre pléthorique de matériels. Qu'il s'agisse d'alimentation, de manutention, de paillage ou de contention, chaque producteur peut trouver chaussure à  son pied. Parmi ces domaines, celui de la distribution des fourrages a enregistré de profondes évolutions, ces dernières années. Les mélangeuses distributrices ont connu un essor conséquent. Considéré comme un engin de luxe, pour de très grosses structures, il y a encore une dizaine d'années, ce matériel se démocratise peu à  peu. En autorisant les investissements en commun, l'organisation en CUMA peut permettre d'investir dans ces machines performantes, mais coûteuses. Le marché de la mélangeuse, fortement soumis aux effets de mode, est segmenté en trois modèles : les machines équipées de vis horizontales, celles dotées de pales et les bols à  vis verticales. Chaque matériel possède des caractéristiques quelque peu différentes. A bol, à  vis ou à  pales Les bols sont appréciés pour leur polyvalence. Ils peuvent en effet traiter des rations sèches ou des mélanges très fibreux. Comme le constatent la plupart des exposants, les éleveurs veulent une machine capable d'avaler une balle entière, mais ces outils proposent rarement une fonction de chargement. Les mélangeuses à  vis horizontale peuvent se charger et sont moins agressives pour les fourrages. Toutefois, elles présentent aussi plusieurs inconvénients : pas de paillage, attention au temps de mélange et à  l'ordre des aliments lors du remplissage de la machine. Enfin les mélangeuses à  pales travaillent en soulevant le produit et offrent ainsi une excellente homogénéité de la ration. Généralement plus coûteuses, elles ne se chargent pas, ne paillent pas et mélangent plus lentement que les machines dotées de vis. Quel que soit le modèle choisi, la fonction d'une mélangeuse est de préparer une ration complète ou semi-complète. Le troupeau est ainsi affouragé en un seul passage, simplifiant le travail de distribution. Du côté de la capacité des machines, les constructeurs font le grand écart. Leur objectif est de s'adresser à  tous les troupeaux. Aux côtés des grandes machines, de plus de 25 m³, on trouve des mini-mélangeuses de 2,5 à  6 m³. Les atouts des automotrices Malgré tout, le niveau de l'investissement requis demeure un frein au développement de ces outils. Si cet achat s'avère pertinent pour des élevages nécessitant un affouragement tout au long de l'année, à  l'image de nombreux troupeaux laitiers, le raisonnement est plus bancal pour des élevages allaitants. Dans ce cas-là , la taille reste donc un facteur déterminant. Avec l'apparition de mélangeuses automotrices, certains éleveurs ont trouvé la parade, en faisant le choix de l'investissement collectif. Les responsables des CUMA de Jurançon et de « l'assiette bovine », basée dans les Landes, ont témoigné des atouts de cette démarche. Le recours à  un système en CUMA permet de réduire de manière drastique le temps d'astreinte, mais requiert une proximité et une densité suffisantes des élevages, une bonne organisation et, le cas échéant, le choix d'un chauffeur compétent. Selon le type de matériel et le recours ou non à  de la main-d'oeuvre salariée, le coût de revient annuel moyen se situe, au sein de chaque exploitation, entre 15 et 20 euros pour l'équivalent de mille de litres de lait. Fabien Brèthes

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