Publié le 21/10/2011 à 10h23 /

PMTVA "Ne pas briser la dynamique"

// La section bovine de la FDSEA revendique un relèvement du plafond d'attribution des droits définitifs des primes au maintien du troupeau de vaches allaitantes (PMTVA)

Jean-Jacques Lateulère, reçu vendredi 21oc tobre par le préfet, justifie le nécessaire relèvement des plafonds d'attribution de la PMTVA par une augmentation des cheptels dans le département.
Vendredi 21 octobre, une délégation de la FDSEA composée de Jean-Jacques Lateulère, secrétaire général, Alain Cazaux, responsable de la section bovine et Pierre Menet, président de la commission « structures » est reçue à  Pau par François-Xavier Ceccaldi, préfet des Pyrénées-Atlantiques.
Parmi les sujets qui ont motivé cet entretien, la question des droits à  primes bovines constitue plus que jamais une préoccupation majeure, du fait des enjeux qu'elle représente pour le maintien et le développement de l'élevage départemental. Jean-Jacques Lateulère précise ces enjeux et les revendications de la profession.
Face au déséquilibre entre une forte demande de droits à  primes et une offre très limitée, que proposez-vous pour gérer la pénurie ?
Jean-Jacques Lateulère » En 2010, 1 640 droits définitifs ont été distribués dans le département alors que 4.275 droits étaient nécessaires pour satisfaire toutes les demandes éligibles. Donc effectivement, il faut gérer la pénurie et face à  un tel déséquilibre, il n'y a pas d'autres alternatives que d'établir des priorités. L'un des critères concerne la taille des ateliers : la section bovine de la FDSEA demande une hausse du plafond d'attribution des droits définitifs PMTVA à  70 droits par UTH pour les exploitations individuelles, contre 60 actuellement.
Pourquoi jugez-vous nécessaire ce relèvement ?
Jean-Jacques Lateulère » Parce que la physionomie de l'élevage a profondément changé ! Depuis 2005, le nombre d'exploitations de plus de 60 vaches allaitantes a augmenté de 55,5 %. En revanche, le nombre total de vaches allaitantes présentes dans le département durant cette même période n'a guère varié : il n'a progressé que de +1,3 % seulement. Cet écart illustre en vérité l'importante restructuration qui s'est opérée au cours de ces dernières années. Et cette spécialisation se poursuit aujourd'hui : on recense en effet plus de 400 exploitations qui ont plus de 60 vaches allaitantes alors qu'il n'y en avait que 250 en 2005. Ces ateliers représentent désormais près d'un quart (24 % précisément) du cheptel bovin viande départemental. Il importe donc de tenir compte de cette réalité dans l'attribution des droits à  primes
Ce relèvement ne remet-il pas en cause les critères traditionnels d'attribution ?
Jean-Jacques Lateulère » Absolument pas : les priorités que nous nous sommes fixées par le passé, notamment celles retenues en 2007 ont été reconduites pour 2010.
Priorité numéro : l'aide à  l'installation et la consolidation des exploitations. Le second critère est d'ordre économique : à  savoir, le soutien aux exploitants avec une démarche qualité en bovin allaitant. Et le troisième est territorial : sont en effet jugées prioritaires, les exploitations situées dans des zones géographiques à  fortes contraintes (zone haute montagne) ainsi que les agriculteurs en difficulté. Le relèvement à  70 droits par UTH que nous préconisons doit être considéré comme un moyen d'encourager les éleveurs dans leur restructuration, notamment pour la mise aux normes des élevages. Une dynamique est engagée dans notre département.
Servons-nous de l'exemple de la restructuration laitière pour ne pas briser cette dynamique, c'est ce que nous dirons ce vendredi après-midi au préfet
Propos recueillis par Guy Mimbielle

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