Publié le 07/11/2011 à 15h37 /

Un rendement historique de 105 q/ha en mais grain

// La campagne mais 2011/2012 se termine avec un rendement historique de 105 q/ha. L'Association générale des producteurs de mais (AGPM) en profite pour rappeler la capacité de production et d'adaptation de cette culture. Elle s'élève contre les campagnes de dénigrements et les lourdeurs administratives auxquelles elle doit faire face alors que la demande mondiale ne cesse de croître.

Une campagne pleine de rebondissements» c'est ainsi que Christophe Terrain a qualifié la dernière campagne de mais qui s'est finalement soldée par un rendement historique : 105 quintaux à  l'hectare en mais grain. Le précédent record datait de 2007 avec 99 q/ha. Selon le président de l'Association générale des producteurs de mais (AGPM), la sécheresse du printemps avait laissé craindre le pire et favorisé l'expression des «anti-mais», tandis que le niveau élevé des cours incitait les producteurs à  semer. Des semis précoces Pour Jean-Paul Renoux d'Arvalis-Institut du végétal, les résultats de cette campagne ne peuvent pas être imputés aux seules pluies abondantes de juin-juillet mais aussi au progrès génétique et aux pratiques des maisiculteurs qui procèdent pour 80% d'entre eux à  des semis de plus en plus précoces. «Capable de dépasser structurellement les 100 q/ha, le mais est freiné dans sa productivité» regrette Christophe Terrain qui souligne qu'en matière de protection phytosanitaire, «on souffre du trop peu de molécules autorisées». En matière d'irrigation, les maisiculteurs attendent la confirmation d'une politique de stockage de l'eau. OGM : toujours l'hypocrisie En matière d'OGM, alors que la filière a démontré la faisabilité de la coexistence entre mais OGM et non OGM, l'AGPM souhaite que l'on mette un terme à  l'hypocrisie qui consiste à  «interdire de produire mais pas d'importer ni de consommer». Enfin, le président de l'AGPM constate que la chrysomèle du mais, Diabrotica s'installe sur le territoire français malgré l'application de la stratégie de confinement demandée par Bruxelles. Une assurance fourragère pour les éleveurs En 2011, le mais a confirmé son statut d'assurance tous risques pour les éleveurs. En fin d'été dans certaines zones d'élevage qui souffraient d'un manque d'herbe, de 10 à  15.000 ha de mais grain ont été ensilés. Les rendements grain élevés laissent présager des ensilages de mais hautement énergétiques avec de bons taux d'amidon dont il faudra tenir compte dans le calcul des rations. À l'inverse, au vu des évolutions de collecte dans certaines régions, Arvalis estime à  50.000 ha peut être 70.000 ha, les surfaces de mais fourrager récoltées pour le grain. Ce rendement record intervient alors que la production mondiale en hausse pour la 6e année consécutive (elle devrait atteindre 860 millions de tonnes en 2011/2012) peine à  satisfaire la demande. Malgré la volatilité des marchés, le prix mondial du mais reste soutenu traduisant la baise des exportations des États-Unis, acteur majeur sur la scène internationale. Importations européennes limitées Sur la campagne 2011/2012, l'Union européenne devrait engranger une récolte voisine de 63 millions de tonnes résultant d'une hausse des surfaces semées (+8%) et des bons niveaux de rendements sur les principales zones de production : France Italie, Hongrie Roumanie. La compétitivité du mais européen devrait limiter les importations de l'UE à  27. Selon FranceAgrimer, avec une production attendue à  plus de 16 millions de tonnes, la France devrait exporter 5,85 millions de tonnes de mais vers les états membres de l'UE et de 500.000 à  1 million de tonnes vers les pays tiers. Les chiffres clés du mais Dans le monde : mais grain : 167 millions d'ha, fourrage : 15 millions d'ha, semence: 900.000 ha, doux : 300.000 haDans l'UE à  27 : mais grain : 8,5 millions d'ha, fourrage : 5,6 millions d'ha, semence: 124.000 ha, doux : 64.000 haEn France : mais grain : 1,5 million d'ha, fourrage : 1,4 million d'ha, semence: 54.300 ha, doux : 24.500 ha.Source : Maiz'europ La France, leader mondial des exportations de semences Premier producteur européen (54.300 ha), la France est aussi le leader mondial des exportations de semences avec 55 % de sa production exportée. Dans un contexte de forte augmentation des surfaces de mais en Europe et dans la zone Ukraine-Russie-Serbie-Biélorussie, les exportations françaises 2011/2012 ont progressé de 10% et dépassent 110.000 tonnes. Pour les semis 2012, les perspectives restent très positives. Cependant, le stock de semences de mais au 30 juin 2011 étant de moins de 50% d'une année de vente, il y a un risque de tension sur certaines variétés.

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