Publié le 10/11/2011 à 12h23 /

Les coopératives viticoles souhaitent s'insérer dans la prochaine PAC

// Les coopératives viticoles feront des propositions visant à  formaliser et à  faire reconnaître l'engagement des vignerons coopérateurs dans des démarches de développement durable.

Les coopératives vitivinicoles comptent s'insérer « sans complexe » dans le dispositif de la politique agricole commune tel qu'il a été récemment présenté par la Commission européenne, a estimé Denis Verdier, mercredi 26 octobre, lors de la traditionnelle conférence de bilan des vendanges. Selon la Confédération des coopératives vinicoles de France (CCVF) qu'il préside, le secteur de la viticulture qui dispose aujourd'hui d'une organisation commune de marché spécifique, est directement concerné, comme l'ensemble des cultures arables, par la réforme de la PAC. « Nous souhaitons, comme c'est prévu, qu'une enveloppe nationale (224 millions d'euros en 2010/2011, N.D.L.R.) soit maintenue pour poursuivre la modernisation du secteur », a plaidé Denis Verdier. La viticulture réclame sa part « Mais comme la prochaine PAC s'annonce horizontale et commune à  toutes les cultures, nous ne voyons pas pourquoi la viticulture ne pourrait pas prétendre aux paiements directs, sous condition de verdissement. La stratégie est ouverte à  tous. » Selon la CCVF, les vignerons coopérateurs ont des atouts à  faire valoir en matière de respect de l'environnement et d'aménagement du territoire. « Nos vignes et nos ateliers sont largement engagés dans les certifications biologiques. Mais ce n'est qu'une des facettes de notre engagement dans une viticulture durable écologiquement et viable économiquement », a-t-il poursuivi avant de préciser que la vigne contribuait à  faire vivre des territoires qui, sans elle, « seraient en friche ». Le «verdissement» ne fait pas peur L'organisation fera bientôt des propositions visant à  montrer le souhait de la viticulture de s'insérer pleinement dans le « verdissement » de la PAC. « Nous les soumettrons aux organisations agricoles horizontales et à  la Commission européenne », a-t-il fait valoir. La CCVF examine notamment le moyen pour les vignerons coopérateurs d'entrer collectivement dans des démarches de développement durable « certifiées ». Denis Verdier a notamment cité la démarche Vignerons en Développement durable créée il y a quatre ans et qui définit 37 enjeux dans les domaines économiques, environnemental et social sur lesquels l'entreprise doit atteindre des objectifs. « Nous souhaitons faire reconnaître l'intérêt de ce type de démarche qui concilie impératif environnemental et exigence économique. » La coopération viticole examine également les moyens d'adapter la norme environnementale ISO 26000 à  la viticulture. La CCVF a annoncé des premiers résultats début 2012.  Prix : la fermeté pour mot d'ordreLa CCVF a confirmé son mot d'ordre d'au moins maintenir des prix équivalents à  la campagne précédente, qui avait contribué à  « rattraper » en partie la dégringolade des années précédentes.
La CCVF estime que la campagne de commercialisation 2011/2012 s'annonce sous de bons auspices. Avec plus de 50 millions d'hectolitres, la récolte 2011 est certes plus abondante que les faibles vendanges des dernières années, mais elle est de bonne qualité.
En outre, les concurrents de la France, l'Italie et l'Espagne, sont à  la peine. La récolte italienne est annoncée en recul de 18% à  42 millions d'hectolitres et celle de l'Espagne en retrait de 12% à  36,5 millions d'hectolitres.

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