Publié le 25/11/2011 à 00h00 /

Un bilan céréalier 2011 en équilibre

// Les bilans prévisionnels présentés par FranceAgriMer confirment la modicité de l'offre céréalière cette campagne sauf éventuellement en mais, selon les sources d'appréciation de la récolte.

La divergence sur la récolte de mais provient d'une estimation de rendement, avec 105q/ha pour l'AGPM contre 101 pour le ministère de l'agriculture et 98 pour FranceAgriMer. © Réussir
Par rapport aux bilans d'octobre, la collecte de blé (qui représente la part commercialisée de la récolte) a été abaissée de près de 180.000 tonnes, à  30,3 millions de tonnes, soit 8 % de moins qu'en 2010-2011, a annoncé le conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer, le 9 novembre dernier. Cette réduction de la collecte est non seulement la conséquence d'une moindre récolte, mais aussi d'une augmentation prévue de la consommation à  la ferme portée à  10 % de la moisson contre 7,6 % l'an dernier, les producteurs livrant moins au marché que la dernière campagne. Ainsi, à  la date du 1er octobre, 17,7 millions de tonnes avaient été collectées contre 20,4 millions l'an dernier. Avec une production de 33,7 millions de tonnes, inférieure de 2 millions à  celle de 2010, une utilisation à  la ferme accrue et un stock de départ inférieur, les disponibilités, selon ces bilans, ressortent à  33,9 millions de tonnes contre 37,9 millions en 2010-2011. Les utilisations intérieures ont donc été revues en baisse de 300.000 tonnes, à  15,36 millions de tonnes, en raison notamment des prévisions d'utilisations par les fabricants d'aliments du bétail, ramenées de 5,4 à  5,2 millions de tonnes. Des exportations dynamiques La grosse différence pour parvenir à  un bilan d'équilibre se fera donc au détriment de l'exportation, ce qui n'est pas dramatique compte tenu de la diminution du disponible exportable. En attendant, les prévisions d'export vers les pays tiers ont été augmentées de 100.000 tonnes, à  8,6 millions de tonnes, et les ventes à  l'UE de 80 000 tonnes, à  6,45 millions de tonnes. Bien que privé du débouché égyptien par la concurrence de la zone Mer Noire, extrêmement active cette campagne, les réalisations françaises vers les pays tiers conservent un rythme satisfaisant, avec 3,4 millions de tonnes sorties au 1er novembre, dont 60 % en direction de l'Algérie, contre 4,5 millions l'an dernier. Après ces divers ajustements, Le stock de report est pratiquement reconduit à  2,5 millions de tonnes, soit 13 % de moins que l'an dernier. Les modifications sont insignifiantes pour le blé dur dont la collecte est estimée à  1,92 million de tonnes contre 2,53 millions l'an dernier, conséquence de la faiblesse de la production. La campagne se terminerait sur le stock report de 108.000 tonnes. Pour l'orge, dont la saison est marquée d'une récolte en sensible baisse, - 13 % sur 2010, et une collecte de 7 millions de tonnes, en recul de 1,3 million sur la dernière campagne, la principale modification apportée au bilan d'octobre porte sur l'export pays tiers, augmenté de 100 000 tonnes, pour 900.000 tonnes. Au 1er novembre, 413.000 tonnes d'orge avaient été embarquées à  destination des pays tiers, contre 507.000 tonnes il y a un an. C'est un bon résultat eu égard à  la faiblesse des disponibilités. Les utilisations par les fabricants d'aliments sont maintenues à  1,2 million de tonnes, 40 % de moins que pour la dernière campagne, et le stock de report reste annoncé à  un niveau exceptionnellement faible, à  816.000 tonnes le plus bas depuis 2007-2008. Mais : divergences sur le rendement moyen FranceAgriMer a relevé son estimation de récolte de mais grain de 270.000 tonnes, pour atteindre 15 millions de tonnes, alors que le ministère de l'agriculture est passé à  15,2 millions de tonnes et que l'AGPM annonce 16,4 millions de tonnes. La différence provient d'une estimation de rendement, avec 105 q/ha pour l'organisation professionnelle contre 101 pour le ministère et 98 pour FranceAgriMer. Avec plus de 1 million de tonnes entre les extrêmes, les prochains bilans risquent d'être nettement modifiés. Pour le moment, en s'en tenant aux chiffres de FranceAgriMer, les utilisations par les fabricants d'aliments du bétail sont augmentées de 200 000 tonnes, à  3,4 millions de tonnes. Mais le signe le plus marquant est l'exportation vers les pays tiers, rehaussée de 200.000 tonnes, à  700 000 tonnes, le plus haut chiffre de ces cinq dernières années. Au 1er novembre, 206.000 tonnes avaient été chargées à  destination des pays tiers, contre 33.000 tonnes il y a 1 an ! Les perspectives de vente à  l'UE sont reconduites à  3,5 millions de tonnes. Toujours en se référant au conseil spécialisé, la campagne s'achèverait sur un modeste report de 1,8 million de tonnes, en attendant que se vérifient les autres prévisions. Exceptionnel
Selon le ministère de l'agriculture, la forte récolte de colza est confirmée à  5,36 millions de tonnes (+ 11,2 % sur 2010 et + 11,8 % sur la moyenne quinquennale), tout comme la chute libre des pois protéagineux, - 39,4 % par rapport à  la forte récolte de l'an dernier, les féveroles partagent cette orientation.
La prévision de récolte de betterave industrielle confirme son très haut niveau avec un relèvement de près de 500.000 tonnes par rapport aux estimations d'octobre et 4,1 millions de tonnes de plus qu'en 2010 et la récolte de pomme de terre de conservation a encore été revue en hausse pour atteindre 5,4 millions de tonnes, chiffre exceptionnel dû à  un rendement lui aussi exceptionnel de 46,2 t/ha. Portée à  18,7 millions de tonnes, la production de mais fourrage dépasserait de 13 % celle de 2010 et de 10 % la moyenne quinquennale.

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