Publié le 09/12/2011 à 00h00 /

Economiser l'énergie avec un prérefroidisseur de lait

// Véritables échangeurs de chaleur, les prérefroidisseurs permettent de réduire encore plus la consommation électrique en écourtant la durée de fonctionnement des refroidisseurs du tank à  lait. La durée de vie de ce dernier en est donc rallongée.

Le marché est constitué de deux familles de prérefroidisseurs de lait : les tubulaires (photo de gauche) et ceux « à  plaques » (photo de droite). © Réussir
Avec 85 % des besoins totaux, le bloc de traite est de loin le premier poste de consommation d'électricité. Le refroidissement du lait est responsable de près de la moitié de la consommation électrique, devant le chauffe-eau et la pompe à  lait. De bons aménagements, une bonne aération du local et un entretien régulier permettent d'éviter une surconsommation du tank qui peut atteindre 40 %. Subventionnés à  40 %, les prérefroidisseurs de lait s'avèrent être aussi des leviers efficaces pour réduire les consommations d'électricité des tanks à  lait. Le principe de ces appareils est simple : les calories du lait chaud sont transmises, au travers d'une paroi, à  l'eau froide circulant à  contre-courant. De 35 °C, la température du lait redescend entre 23 et 17 °C selon les modèles. A contrario, l'eau passe de 8-12 °C à  18-22 °C. Outre l'économie d'électricité, la diminution du choc thermique du lait prérefroidi versé dans le lait froid déjà  stocké en réduit du même coup la lipolyse. Lait chaud contre eau froide Ces appareils privilégient la surface de contact. Ils sont constitués d'empilements de plaques entre lesquelles circulent, à  contre-courant, de minces couches de fluides, alternativement du lait et de l'eau. Selon les constructeurs et les modèles, le nombre et la dimension des plaques, donc la capacité de refroidissement, varient. La plupart des échangeurs à  plaques pêchent par leur faible capacité volumique. À chaque pompage, une partie du lait passe très vite dans le prérefroidisseur : le flux d'eau devra être important pendant ce bref passage pour maximiser les échanges thermiques.
L'autre solution consiste à  accroître les performances de nombre de plaques. Cet aspect évolutif est aussi intéressant en cas d'accroissement des capacités de l'installation de traite. À plaques ou à  tubes coaxiaux Cependant, du fait de leur construction, les prérefroidisseurs à  plaques sont sensibles à  l'encrassement : un filtre à  lait est nécessaire à  l'entrée et un entretien régulier contre les dépôts de fer, manganèse ou calcaire est préconisé. Souvent dénigrés pour leurs pertes de charge, les prérefroidisseurs à  plaques n'ont pourtant pas à  rougir face aux modèles tubulaires, dont la longueur de tube génère des pertes de charges semblables. À la place des plaques, l'échange de calories sur les modèles à  tubes s'effectue à  travers des tubes imbriqués. Le lait circule dans le tube intérieur à  contresens de l'eau qui passe dans le tube extérieur. Certains constructeurs optent pour des tubes enroulés en serpentin, tandis que d'autres choisissent des tubes linéaires, avec parfois plusieurs tubes à  lait au sein du tube d'eau. L. Vimond
Au travers d'une brochure, l'Institut de l'élevage et le GIE Lait Viande Bretagne passent en revue le fonctionnement et les différents critères favorisant la réussite d'une installation.
Contacter eco.energie.lait@gielaitviandebretagne.fr

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