Publié le 13/12/2011 à 00h00 /

Lait de brebis : les discussions interprofessionnelles dans l'impasse 

// Le président de la commission ovine de la chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques, Daniel Lartigue, en appelle à  la cohésion des producteurs dans le cadre des négociations sur le prix du lait.

Cela fait des mois que nous travaillons, au sein de l'interprofession du lait de brebis, à  mettre en place un système de gestion de la production afin de permettre à  la filière de ne pas revivre chaque année la même situation et avoir des perspectives pour affronter l'avenir plus sereinement. Mais aujourd'hui, c'est à  se demander si c'est là  la volonté de tous les acteurs de la filière. En effet, les discussions qui ont eu lieu vendredi dernier, lors du comité directeur de l'interprofession, n'ont toujours pas permis d'aboutir. Le président du collège producteur, Patrick Etchegaray a porté, lors du comité directeur, les propositions, validées à  l'unanimité par son collège. Les objectifs sont simples, que tous les producteurs du bassin soient collectés ; qu'aucun producteur ne soit contraint de régresser pour la prochaine campagne en prenant en compte comme référence initiale la meilleure des quatre dernières années (2011 inclus) et avoir un volume global de production sur le bassin de 59 millions de litres. « Intolérable et irresponsable » Alors que nous nous attendions à  un bras de fer avec les transformateurs, ce sont les représentants du syndicat ELB, membre du collège producteurs, qui ont remis en cause ces propositions et tout cela devant les transformateurs ! Cette attitude est intolérable et irresponsable. Il est plus que temps que l'intérêt collectif de la filière passe avant les intérêts propres de certains. Pour notre part, nous continuerons à  porter nos positions et à  nous battre pour que la Référence Initiale soit la plus élevée possible et puisse au fil des années évoluer. Nous mettrons également toute notre énergie pour pousser les industriels à  transformer prioritairement le lait de notre bassin et à  faire en sorte que les importations redeviennent la variable d'ajustement. Nous resterons également très vigilants sur les négociations de prix du lait car, bien sûr le volume ne suffit pas, encore faut-il maintenir et faire augmenter le prix. Nous pensons être plus utiles ainsi en travaillant sur ces différentes composantes du revenu des éleveurs qu'en tombant encore dans ce piège de la polémique qui consiste à  opposer entre eux les producteurs et qui, nous le savons tous, est complètement stérile !
Daniel Lartigue


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