Publié le 13/01/2012 à 15h00 /

Alléger les charges de structures en élevage ovins

// Quel que soit le type de système, les données du réseau national des exploitations ovins viande ont révélé que les charges de structure pèsent en moyenne plus lourdement que les charges opérationnelles. Améliorer la connaissance des charges de structure en élevages ovins permet de trouver des marges de manoeuvre pour en réduire le poids.

En 2009, le coût opérationnel moyen, rapporté au kilogramme de carcasse d'agneau, se situait autour de quatre euros, alors que le coût structurel (hors cotisations sociales, rémunération de la main-d'oeuvre familiale et capitaux propres) atteignait cinq euros. Travailler sur la connaissance de ces coûts structurels, peut permettre d'en améliorer la maîtrise, gràce à  la mise en évidence d'axes de progrès », note Edmond Tchakérian. Les charges de structures doivent être étudiées en liaison avec l'ensemble des éléments structurels et économiques de l'exploitation. Elles sont étroitement liées au produit brut de l'exploitation. En moyenne, elles pèsent 58 % du total des charges et 50 % du produit brut. 58 % du total des charges Mais une forte variabilité des charges existe. À même niveau de produit, elles peuvent fluctuer de plus de 30.000 euros. De leur analyse, il ressort que le poste mécanisation tient la première place de ces charges et ce quel que soit le type de production avec une valeur moyenne de 40 % du total des charges de structure. Les amortissements représentent 45 % du poste mécanisation. « Or ils dépendent de la politique d'investissements de l'exploitation, fondée à  la fois sur des motivations technico-économiques et fiscales. Avec un taux de 20 %, le poste autres charges arrive en seconde position. Les frais de gestion et les assurances en constituent près de la moitié », poursuit Edmond Tchakérian. La mécanisation plébicitée « Nous avons posé la question aux éleveurs sur les modalités envisagées pour réduire les dépenses de mécanisation. La piste la plus citée (43 % des réponses) est l'externalisation totale ou partielle des investissements en passant par la CUMA, la copropriété, les travaux en entreprise ». Avec 28 % des réponses, le rythme de renouvellement du matériel apparaît comme la seconde option pour la maîtrise des charges. Ce questionnaire a par ailleurs vu émerger l'envie d'éleveurs de maîtriser les charges de mécanisation gràce à  des solutions techniques (22 % des réponses). Celles qui sont nommées font référence à  une simplification des interventions lourdes, à  aller vers plus de pàturage « Cette dernière possibilité, mérite d'autant plus d'être étudiée qu'elle peut également impacter les charges opérationnelles et par conséquent, si le produit n'est pas détérioré, influer de façon importante sur les coûts de production et les résultats économiques finaux ». Forte variabilité De nombreux facteurs plus ou moins maîtrisables par les exploitants rentrent en ligne de compte dans le volume des charges de structures comme le mode d'installation ou de reprise de l'exploitation, la balance entre économie et conditions ou confort de travail, le statut du foncier et du bàti « Cette étude a par contre mis en évidence l'existence d'une forte variabilité. Ceci laisse donc entrevoir des marges de manoeuvre plus ou moins faciles à  mettre en oeuvre, à  court ou moyen terme. Il convient donc de continuer à  les explorer », conclut Edmond Tchakérian. Cyrielle Delisle 1. Ce poste comprend notamment les frais de transports et de déplacements, les impôts et taxes, l'eau, le gaz, l'électricité, les frais de gestion, les frais postaux, les assurances et les autres amortissements hors ceux de mécanisation, des bàtiments et du foncier pris en compte dans les postes correspondants.

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