Publié le 14/02/2012 à 10h50 /

La FNPL veut des OP adaptées à  la réalité du terrain

// Lors d'une conférence de presse du 31 janvier, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) s'est félicitée de la mise en place de la contractualisation. Mais elle donne des recommandations pour le décret sur l'organisation des producteurs (OP) attendu pour février.

On va essayer de faire en sorte que chaque producteur fasse partie d'une entité pour négocier», a assuré Henri Brichart, le président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), lors d'une conférence de presse à  la Maison du lait à  Paris, le 31 janvier. En plein processus de contractualisation en vue de la fin des quotas laitiers en 2015, producteurs et industriels négocient. Depuis le 1er avril 2011, les industriels doivent être en mesure de proposer un contrat, mais certains sont jugés «globalement déséquilibrés en défaveur des producteurs», juge la FNPL. L'objectif de ces contrats est de sécuriser les revenus des paysans et éviter la baisse des prix du lait durant les crises. Les négociations avancent Actuellement, les négociations «avancent tranquillement», selon le président. En décembre, Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture, a inauguré le premier contrat Paquet lait pour l'entreprise agroalimentaire Senoble. De leur côté, Danone est parvenu à  un accord-cadre, Bongrain et Bel sont respectivement en négociation «positive» ou en phase de finalisation. Mais chez Lactalis, on traîne des pieds. «Nous avons du mal à  comprendre. On devrait y voir plus clair dans les semaines qui viennent», explique Henri Brichart. Pour lui, Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis (leader mondial des produits laitiers) est «un dirigeant jeune mais pourtant dans ses relations avec les producteurs, nous avons l'impression de revenir au siècle dernier comme une forme de paternalisme.» Un décret sur les OP très attendu Revenant sur l'organisation des producteurs, la FNPL espère que la mise en oeuvre du minipaquet lait par le gouvernement sera adaptée à  la réalité du terrain. «Depuis un an, les producteurs s'organisent pour négocier avec les industriels», rappelle le président de la FNPL. Même s'il reconnaît que le syndicat a «incité les producteurs à  négocier collectivement sans cadre juridique». Avec le minipaquet lait, qui devrait être adopté par le Parlement européen en février prochain, les producteurs regroupés pourront désormais négocier des contrats avec les industriels, dérogeant ainsi au droit de la concurrence, dans un cadre juridique validé. «Mais il faut que le décret sur les organisations de producteurs (OP) (attendu après le vote du minipaquet lait) s'adapte aux réalités du terrain», prévient Henri Brichart en espérant que le décret prendra en compte les OP déjà  mises en place. Des seuils qui font débat De plus, pour le syndicat, il est important que chaque producteur, quels que soient son collecteur et la spécificité de son bassin laitier soit représenté par une organisation collective. Afin de «coller à  la réalité du terrain», la FNPL souhaite que les seuils (nombre de producteurs de lait) intégrés au décret pour la reconnaissance des OP soient suffisamment élevés pour «donner une impulsion et montrer le cap d'un regroupement des producteurs à  grande échelle». Autrement dit, pour avoir des capacités de négociation. Pour le bio et les signes de qualité, le syndicat demande des seuils plus faibles sous forme de sections à  l'intérieur d'OP généraliste. Et pour les zones à  faible densité laitière, elle espère un seuil intermédiaire dérogatoire et défend l'obtention d'une dérogation pour les groupements livrant à  des PME.

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