Publié le 09/03/2012 à 12h29 /

Sécheresse 2011 : le mais de la solidarité est livré

// Les 350 tonnes de mais offertes par les agriculteurs des FDSEA des Landes et les Pyrénées-Atlantiques équivalent à  70.000 euros et à  l'alimentation d'une centaine de troupeaux pendant 1 mois.

Christophe Barrailh, président de la FDSEA des Landes, remet à  son homologue de la FDSEA de Dordogne, Jean-Philippe Granget la livraison des 350 tonnes de mais collectées pour venir en aide aux éleveurs victimes de la sécheresse de 2011. © Le Sillon
Il n'est pas si loin le temps où la tempête Klaus ravageait le département des Landes. «C'est ici que tout a commencé, le 24 janvier 2009», se souvient Christophe Barrailh. Ce mardi 6 mars à  Périgueux, le président de la FDSEA des Landes était l'invité à  l'assemblée générale de la FDSEA de Dordogne, rencontre qui fut le point d'orgue à  l'opération «Solidarité mais», orchestrée l'automne dernier par la FDSEA des Landes, en collaboration avec celle des Pyrénées-Atlantiques. C'est avec une émotion non dissimulée que Christophe Barrailh se souvient de la solidarité extraordinaire dont les agriculteurs landais ont bénéficié à  l'époque de Klaus. «Cela fait partie des choses que nous n'oublierons jamais». Juste retour donc que la volonté des Landais de vouloir participer à  l'opération nationale «Solidarité paille» initiée et organisée par la FNSEA cet été. À ceci près qu'il n'y a guère de céréales à  paille dans ce département. «Nous en importons même», précise le président Barrailh. Vivement touchés par le témoignage de Jean-Philippe Granget, président de la FDSEA de la Dordogne, sur les graves difficultés des éleveurs de son département, les adhérents de la FDSEA des Landes ont décidé qu'il fallait agir avec les moyens landais: le mais. Contraste nord/sud aquitain «Saisissant contraste dans notre petite région, rappelle le président Barrailh. Au sud, nous avons eu les conditions climatiques qui ont permis une très bonne production du mais quand, au nord, les éleveurs souffraient de la sécheresse. Les adhérents se sont alors tournés vers nous pour savoir comment s'organiser». Et l'opération «Solidarité mais» s'est amorcée. Les Pyrénées-Atlantiques, qui avaient par ailleurs organisé de nombreux convois de paille et de foin, s'y sont très rapidement associés. C'est ainsi que cet automne, 350 tonnes ont pu être collectés dans les deux départements. Volume, «qui correspond à  un don d'une valeur de 70.000 euros et permettra de nourrir plus d'une centaine de troupeaux pendant 1 mois», fait remarquer Christophe Barrailh. C'est gràce à  la solidarité de ces agriculteurs que le président de la FDSEA des Landes a pu «passer les clés du camion» à  son collègue de Dordogne, en lui demandant d'en faire bon usage. Solidarité des agriculteurs mais aussi précieux concours des organismes collecteurs qui ont assuré, à  titre gracieux, la logistique du transfert de ce mais. À l'instar de la coopérative Maisadour qui avait spécialement affrété un camion pour l'occasion. «C'est un ballon d'oxygène» explique Jean-Philippe Granget. Une centaine d' adhérents à  la FDSEA de la Dordogne a ainsi bénéficier de ce fourrage. Le reste de la collecte montera un peu plus au nord dans quelques jours, en Poitou-Charentes. Caroline Godefroy Deux tonnes et demie chacun La FDSEA de la Dordogne a reçu des dizaines d'appels d'éleveurs désespérés pendant la période de la sécheresse. À raison de 2,5 tonnes par éleveur, c'est une centaine d'entre eux qui a reçu des bons pour retirer, dans les prochains jours, les dons de mais auprès de la SCAR, la Périgourdine et les Établissements Maridats.

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