Publié le 16/03/2012 à 10h12 /

L'opportunité de l'élevage du veau sous la mère

// Le volet basque de la troisième édition du rallye technique bovins viande s'est déroulé chez Jean-Baptiste Petoteguy, à  Ainhice-Mongelos (Pyrénées-Atlantiques), le jeudi 8 mars dernier.

De nombreux éleveurs ont répondu à  l'appel de cette journée placée sous le signe du partenariat, ciblée sur le coût de la production de viande et agrémentée d'un invité d'honneur : le veau sous la mère. Lequel, en ces temps difficiles, constitue une véritable opportunité financière et de moins en moins de contraintes pour l'éleveur. Ingénieur viande à  la chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques et organisateur de cette journée, Thierry Deltor précisait à  cet égard que « le thème central de cette rencontre est l'analyse des coûts de la viande bovine. Notre action se veut solidaire et en partenariat ». Après la présentation de cette très belle exploitation, le travail d'information s'est structuré par ateliers étudiant les coûts alimentaires et la gestion de l'herbe, la santé des veaux, la finition des produits d'élevage et le conseil en élevage en partenariat avec Bovins croissance. Les professionnels présents ont pu constater que le partenariat était effectif puisque les associations Adelga, Bovins croissance, l'interprofession veau sous la mère et le GDS étaient présents. Le président du pôle élevage de la chambre d'agriculture, Alain Cazaux, rappelait à  tous que la conjoncture n'est pas trop favorable, pour diverses raisons. « En clair, il manque dans nos étables 20 000 veaux par an. De même, les prix montent sauf pour la viande de Blonde d'Aquitaine ». Un atelier de veau sous la mère peut constituer, aujourd'hui, une alternative valable pour nos éleveurs. D'autant plus qu'un travail de recherche permanent permet, à  l'heure actuelle, de mieux gérer l'alimentation et de gommer quelques contraintes. Un atelier modèle Jean-Baptiste Petoteguy dirige une ferme de 55 hectares de SAU et un troupeau de 60 mères environ. C'est un converti de la dernière heure, gràce au travail de Bovins croissance. Il est passé récemment d'un système naisseur traditionnel à  une production de veaux sous la mère. En se donnant tous les moyens de réussir car il dispose même d'un système de pesage pour ses veaux. Finies donc les estimations de poids timides par le maquignon. Le voilà  donc promu au rang de modèle pour la journée. Son système de production comprend prairies temporaires et permanentes (33 ha), 6,30 ha de mais et surtout 5 ha de méteil sans compter les landes. Le méteil est à  base de triticale, vesce et pois fourrager et produit 9,5 tonnes/ha de matière sèche, en dérobée, après ensilage. 45 vaches vont en estive à  Iraty, de mai à  septembre. Ajoutons que les 16 ha de landes privées de l'exploitation permettent un modèle extensif, au printemps, pour 15 à  20 mères non suitées. Avec l'adoption du système de veau sous la mère, la valorisation est plus précoce (à  4,5 mois au lieu de 6 mois pour les broutards). D'où aussi un gain d'aliments valorisé par les tantes (vaches laitières) et une économie en intrants. C'est donc tout bon, d'autant plus que le système est évolutif et susceptible d'accueillir de nouvelles améliorations. Michel Bengoechea

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