Publié le 30/03/2012 à 00h00 /

La lutte sans relache contre les maladies animales

// Dans le domaine de l'élevage, l'actualité sanitaire ne connaît aucun répit. De par sa diversité d'exploitations, le département des Pyrénées-Atlantiques est très concerné par les questions de santé des troupeaux. L'assemblée générale du groupement de défense sanitaire (GDS), qui s'est déroulée à  Aicirits le 20 mars, a permis de le confirmer, une fois de plus.

Entre les pathologies récurrentes et l'émergence de nouvelles maladies, la structure est sur de nombreux fronts à  la fois. «Cela nous oblige à  être réactifs, collectifs et responsables», souligne le vice-président Gérard Larre. Au bilan de l'année 2011, plusieurs événements sont à  retenir. L'actualité brûlante se rapporte à  l'irruption soudaine du virus Schmallenberg. Identifié en Allemagne durant le mois de novembre, il ne cesse de se propager depuis, affectant les ruminants. Pour l'heure, les connaissances sur cette maladie s'avèrent très incomplètes. Le virus n'est pas contagieux d'un animal à  l'autre, mais est transmis par des insectes vecteurs. Il semble se manifester par de la fièvre, une chute de production ou des malformations à  la naissance, en particulier chez les ovins. En France, un réseau de surveillance a été instauré début 2012, et au 16 mars, 824 foyers étaient confirmés, la grande majorité concernant l'espèce ovine. «On n'a pas fini d'en entendre parler», commente Nicolas Fradin, de la direction départementale de la protection des populations (DDPP). La tuberculose, toujours et encore Dans le même temps, la tuberculose bovine fait toujours la une. Certes, le nombre de foyers comptabilisés n'est guère supérieur à  celui des années précédentes, avec neuf nouveaux cas. Mais les solutions restent imparfaites, malgré les efforts consentis. À l'automne 2011, un plan de surveillance de la faune sauvage a été entrepris, afin de mieux connaître son rôle dans la contamination. Il répond à  la demande des professionnels. En revanche, il n'y a pas de changement sur les protocoles de dépistage. Agalactie : du mieux Au rang des bonnes nouvelles, la filière ovine enregistre un répit sur le front de l'agalactie. Douze nouveaux cas ont été détectés en 2011 (contre 40 en 2010, 62 en 2009 et 95 en 2008). Ces résultats encourageants peuvent être attribués aux mesures prises à  l'égard des mouvements d'animaux, ainsi qu'au phénomène de cycles rencontré pour la plupart des pathologies. Malgré tout, «le nombre de troupeaux infectés reste très important», note le président Guy Pémartin. Aussi, il invite les éleveurs à  «ne surtout pas relàcher les efforts». Autre satisfaction pour la production ovine, l'autorisation de vaccination à  l'égard de l'épididymite contagieuse. Après plusieurs années de mobilisation, les professionnels ont fini par obtenir gain de cause. La balle est maintenant dans le camp des éleveurs. «Les efforts ne seront récompensés que si tous jouent le jeu», commente le directeur, Gérard Gracianette. Nombreuses pathologies Ce rapide tour d'horizon est loin d'être exhaustif. Outre ces pathologies, le GDS continue d'oeuvrer sur les questions de fièvre catarrhale, de BVD ou encore d'IBR De manière croissante, la structure s'intéresse aussi à  la Border Disease, maladie virale qui affecte les ovins, aux problèmes de mortalité des veaux, ainsi qu'à  la fièvre Q. Reste que toutes ces démarches mobilisent du temps et de l'argent. Si le bilan global reste sain, le GDS doit faire face à  des besoins accrus. La mise en place de nouveaux chantiers, de la vaccination contre l'épididymite, ainsi que la hausse des coûts de certaines prestations, pèsent sur les comptes. La situation déficitaire de certaines caisses sanitaires demande également à  être corrigée. Obligations financières Pour redresser la barre, le conseil d'administration a été contraint de proposer une légère augmentation des cotisations. Celle-ci a été approuvée dans le cadre de l'assemblée générale. «Durant plusieurs années, nous avons tàché de tenir compte du contexte économique de l'élevage, rappelle le président. Aujourd'hui, cette hausse minime devenait nécessaire». Pour continuer à  assumer ses missions, le GDS peut également s'appuyer sur une équipe étoffée lors du dernier renouvellement des administrateurs. Mais la ligne de conduite reste la même. «En réduisant les coûts des maladies et de leurs traitements, nous voulons continuer notre travail en faveur du revenu des éleveurs», conclut Guy Pémartin. Fabien Brèthes

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