Publié le 11/04/2012 à 00h00 /

Réforme de la PAC : débats et propositions des JA

// Réunis dans les Landes, une cinquantaine de Jeunes Agriculteurs venue de toute la France a planché sur les mesures concrètes qu'ils souhaitent voir s'inscrire dans la PAC 2014.

Sur le dossier PAC, les responsables nationaux ont rappelé que JA ne conçoit pas que les aides PAC soient la seule composante du revenu de l'exploitant. Il est aussi indispensable de structurer les filières pour des prix rémunérateurs. © Le Sillon
La PAC 2014, les Jeunes Agriculteurs y travaillent depuis deux ans. De par ses propositions et son action de lobbying auprès de ceux qui devaient influer sur cette réforme, le syndicat a déjà  apporté sa contribution au texte proposé par la Commission européenne en octobre. Globalement satisfaits des grandes lignes de ce projet en discussion devant le parlement européen, les JA planchent maintenant sur les mesures concrètes qu'ils souhaiteraient voir s'inscrire dans la PAC 2014. Afin de mettre en commun et de discuter des idées et propositions qui émanent des différentes régions de France, le syndicat organisait, du 6 au 8 avril, une session nationale sur le sujet, à  Haut-Mauco dans les Landes. Ce nouveau thème d'échanges vient compléter la dizaine de sessions (bovin, foncier, installation) organisées tous les ans par les JA. Convergence, couplage et verdissement au menu Ces sessions ont pour objet la validation par l'ensemble du réseau, au travers de débats, de la position syndicale nationale. «Nous devons prendre en compte la diversité des régions et des systèmes de production dans nos réflexions et chercher des solutions qui conviennent à  tous» explique Julien Marre, céréalier dans l'Eure et membre du bureau national. Une cinquantaine de jeunes agriculteurs venus des quatre coins de France s'est donc retrouvée au siège social de Maisadour. Sur chacun des sujets abordés, il s'agissait de réfléchir en petits groupes, de présenter ces réflexions et d'en débattre en plénière. Premier des thèmes abordés, la convergence dont la mise en place est loin de faire l'unanimité. Mettre à  plat les divergences Le texte de la Commission européenne demande, d'ici 2019, une homogénéisation des DPU par zone géographique. «Nous nous sommes attachés à  voir quel était le meilleur moyen d'aller vers cette convergence en France, quel zonage géographique était le plus pertinent. Pour cela, il est important de mettre en lumière les points de divergence qui existent entre nous. Le chemin est encore long!» rapporte Laurent Poirier, administrateur national. Les débats ont porté sur l'idée de DPU variables au sein d'une même exploitation, avec une majoration des premiers hectares. A aussi été évoquée la prise en compte du nombre d'actifs par exploitation. «À partir des idées émises, les JA mèneront des simulations pour déterminer le scénario idéal» poursuit-il. Longs débats Le verdissement proposé par la réforme a aussi fait l'objet de longs débats. «Nous nous étions positionnés en faveur du verdissement car, bien fait, il a du sens et contribue à  légitimer la PAC». Mais les mesures proposées par la Commission sont trop restreintes. «Nous défendons un catalogue de mesures (5 à  6) plus ouvert que les trois mesures uniformes obligatoires partout». Elles doivent allier environnement et économie, en adéquation avec la diversité des systèmes production. «C'est faisable» affirment-ils. À propos du couplage des aides, le questionnement porte tant sur l'utilité du couplage (pour l'agriculteur? la filière?) que sur les productions à  coupler et comment coupler. «À ce jour, il semble y avoir un consensus pour privilégier le soutien de la filière viande et celle des protéagineux». Enfin, les aides du second pilier ont été décortiquées pour déterminer les priorités dans les propositions. Dominque Maurel Réorganisation régionale La structure des Jeunes Agriculteurs se prépare à  une profonde réforme de son organisation. Le découpage en grandes régions syndicales sera abandonné au profit des contours des régions administratives. L'objectif est de gagner en légitimité auprès des institutions régionales qui prennent de plus en plus de poids politique.Par ailleurs, la réglementation agricole qui s'applique en département va progressivement se décider en région. Le réseau doit donc avoir des élus à  cet échelon pour faire entendre sa voix et défendre la profession.
Pour répondre à  ce renforcement de l'échelon régional du réseau, les JA d'Aquitaine se sont dotés d'un animateur à  plein-temps. «Les JA deviennent un interlocuteur incontournable pour l'administration ou le conseil régional» indique Pascal Lafenètre qui vient de céder la présidence du syndicat landais la semaine dernière.

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