Publié le 08/06/2012 à 09h31 /

La crème de la génétique sur les rings de Ferme en Ville

// La journée du samedi 16 juin sera dédiée aux concours bovins.

Il y a, dans les contrées du Sud-Ouest, les printemps du ballon ovale. Quand, après s'être durement bagarrés durant les rudes dimanches d'hiver, loin des feux des projecteurs, quelques amateurs ont droit à  leurs heures de gloire. C'est pour eux la reconnaissance du travail accompli, l'aboutissement d'une longue route, et le privilège d'être, quelques semaines durant, des ambassadeurs de leur discipline.
C'est, à  quelques nuances près, la trajectoire des nombreux éleveurs qui participent, tout au long de l'année, aux différents concours agricoles. Pour ces producteurs, les premières places sont, avant tout, synonymes de récompenses du travail quotidien. Pour atteindre les phases finales à  l'échelle nationale, ils doivent d'abord franchir victorieusement plusieurs étapes. Le concours départemental est la première d'entre elles. Au pays de la Blonde des Pyrénées
Comme à  l'accoutumée, celui des Pyrénées-Atlantiques se déroulera dans le cadre de l'opération Ferme en ville, samedi 16 juin. Pour les races bovines, une cinquantaine d'éleveurs est attendue. Ils feront admirer le gratin de leurs troupeaux, fruit d'une longue activité de sélection. La plupart mouillent le maillot depuis longtemps déjà , à  la recherche des meilleurs reproducteurs et des combinaisons génétiques adéquates.
Pour la race Blonde d'Aquitaine, ce rendez-vous s'avère exceptionnel à  plus d'un titre. En 2012, la race fête son cinquantième anniversaire. « C'est un clin d'oeil que le concours se déroule ici, dans le berceau de la Blonde des Pyrénées, un des trois rameaux qui ont permis à  la Blonde d'Aquitaine d'exister », commente Jean-Vincent Garrat, producteur à  La Bastide-Clairence et représentant du syndicat des éleveurs.
Ce concours sera également à  marquer d'une pierre blanche en raison de son niveau de participation. Trente producteurs ne présenteront pas moins de 187 animaux, dont une vingtaine de reproductrices accompagnées de leurs veaux. Les sections de vaches suitées seront donc particulièrement fournies. Il va falloir agrandir les rings Il faut dire que les élevages allaitants sont très profondément ancrés au Pays basque. À elle seule, cette zone rassemble une majorité des troupeaux de bovins viande des Pyrénées-Atlantiques.
Ce n'est pas tout à  fait la même chose pour la race Prim'Holstein. « Généralement, il est plus difficile de mobiliser les éleveurs quand le concours se déroule à  Bayonne que lorsqu'il se situe en Béarn, car il s'agit d'un bassin laitier beaucoup plus dense », note Serge Cruzalèbes, le tout nouveau président du syndicat des éleveurs Prim'Holstein.
Malgré tout, le recrutement a très bien fonctionné. Cent deux animaux seront présents sur les allées Paulmy. Ils sont issus d'une quinzaine de cheptels. Le Quinze des Pyrénées-Atlantiques en quelque sorte. « On peut considérer que c'est un succès », poursuit le président.
Depuis quelques éditions, le concours Prim'Holstein renferme une section de jeunes génisses présentées par des exposants en herbe, àgés de moins de douze ans. Une initiative sympathique du syndicat des éleveurs, qui « permet d'intéresser les jeunes et pourquoi pas de recruter de futurs participants », note Serge Cruzalèbes. Le championnat junior aussi promet d'être disputé. Fabien Brèthes

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