Publié le 09/07/2012 à 11h39 /

Toujours des marges de progrès

// Des progrès techniques sont toujours possibles sur plusieurs critères de conduite des troupeaux.

Le département des Pyrénées-Atlantiques conserve une activité laitière très prononcée. L'assemblée générale de la structure Conseil élevage a permis de jeter un regard sur l'évolution du cheptel et de ses performances. Actuellement, 940 producteurs laitiers sont recensés. Parmi eux, 492 sont adhérents à  Conseil élevage. Ils représentent 19 700 vaches et 152 millions de litres de lait produits. « Depuis plusieurs années, le nombre d'adhérents suit la tendance des cessations d'activités », commente le président, Pierre Bergeret.
Dans le détail, la structure propose plusieurs types de suivi, qui se distinguent notamment par rythme de visite des techniciens. 60 % des adhérents utilisent un service classique, avec des visites régulières. Le protocole A30 (11 ou 12 pesées de lait par an) reste le plus courant. Il concerne près de la moitié des adhérents, devant les protocoles AT30 et A42 (8,5 pesées par an). À noter qu'environ un quart des éleveurs se content des pesées, sans appui technique.
Ces contrôles permettent d'établir un aperçu de la situation des élevages du département et situent leurs performances vis-à -vis de la moyenne nationale. Un troupeau moyen adhérent au Contrôle laitier est composé de 46 vaches. Ce chiffre, en perpétuelle croissance, traduit l'augmentation générale de la taille des ateliers. Aujourd'hui, les structures de moins de 30 vaches ne représentent plus que 25 % de la totalité des exploitations laitières, tandis que celles de plus de 80 vaches représentent 6 %. « Gràce à  l'augmentation de la taille des troupeaux, le nombre de vaches contrôlées est stable sur les deux dernières campagnes, alors qu'il était auparavant en baisse chronique », observe le président. Les chantiers de la reproduction et des cellules
Les résultats du réseau Optilait, qui synthétise les bilans de 267 exploitations, permettent d'affiner ces performances techniques. Le troupeau moyen produit 370.600 litres de lait avec 46 vaches, pour une surface de 56 hectares, dont 33 hectares de surface fourragère. Avec 8 977 litres produits contre 8395, les vaches locales réalisent toujours de meilleures lactations brutes que la référence française.
Traditionnellement, le département des Pyrénées-Atlantiques se démarque par des durées de lactation très longues, mais l'écart a tendance à  se resserrer avec la référence nationale. En 2011, la durée de lactation moyenne était de 342 jours dans le département contre 338 jours à  l'échelle de l'Hexagone. À durée identique, la moyenne technique de la production laitière est donc largement supérieure localement. En tenant compte des animaux taris, la moyenne économique des vaches contrôlées dans le département se situe à  7 737 kilogrammes de lait, le taux butyreux s'élevant à  40,3 et le taux protéique à  32,8.
Les Pyrénées-Atlantiques se caractérisent par des résultats individuels relativement homogènes d'une exploitation à  l'autre. Ainsi, 80 % des troupeaux présentent une production par vache comprise entre 7.000 et 10.000 kilogrammes par lactation. Avec une consommation de 5,2 kilogrammes de concentré par jour, la production autonome se situe à  5.971 litres, en moyenne. Ainsi, 248 grammes de concentré sont nécessaires pour produire un litre de lait. « Ce résultat est intimement lié à  la technicité de l'éleveur », commente encore Pierre Bergeret.
Du côté des performances de reproduction, la dégradation subie depuis de nombreuses années tend à  se stabiliser. Principal indicateur, l'écart vêlage s'équilibre autour de 435 jours. L'àge au premier vêlage se situe désormais à  28,3 mois, tandis que le rang moyen de lactation est de 2,64. Des marges de progrès importantes existent donc au niveau de ces performances. De plus, les problèmes de cellules constituent toujours un des principaux chantiers de la filière. Le taux cellulaire reste stable autour de 274.000 cellules, en moyenne.
Ces chiffres démontrent que des progrès économiques substantiels sont encore possibles chez de nombreux éleveurs. Au quotidien, les techniciens de la structure Conseil élevage sont là  pour accompagner leurs adhérents afin d'optimiser leurs performances. Fabien Brèthes

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