Publié le 24/08/2012 à 00h00 /

Les points clés pour récolter et conserver le mais fourrage

// Dans son numéro de juillet 2012 (à  télécharger à  la fin de cet article), AGPM info fait un point technique sur la récolte du mais fourrage, une étape importante de la conduite de cette culture. En effet, la récolte a pour objectif de conserver la quantité et la qualité produites au champ avec un minimum de pertes. La récolte se prépare dès la floraison des mais. Les étapes se succèdent ensuite, jusqu'à  la distribution aux animaux.

1 Date de floraison: 50% des plantes ayant des soies visibles » La date de floraison — sortie des soies — est le premier indicateur de la précocité de la parcelle. À partir de la floraison, on peut prédire la période optimale de récolte. Pour évaluer la date de floraison, déterminer le pourcentage de plantes présentant au moins une soie, par comptage de plantes dans une zone représentative de la parcelle. Éviter la fourrière. Avec les données météo statistiques, il est possible de prédire la période probable de récolte. En effet, les besoins en températures de la plante sont d'environ 600 degrés jours pour atteindre 32% de matière sèche. Pour affiner la prévision, et prendre en compte la climatologie estivale, il faudra revisiter la parcelle un mois après floraison. 2 Déterminer la période probable de récolte » Le stade optimal de récolte se situe autour de 32% de matière sèche plante entière. À ce stade, le rendement est stabilisé, la teneur en amidon est voisine de 30-32% de la matière sèche de la plante et, en conditions normales de végétation, la qualité des tiges et feuilles n'est pas dégradée. Une récolte trop précoce limite le rendement et la teneur en amidon, et provoque des jus au silo. Une récolte tardive augmente le risque de mauvaise conservation par défaut de tassement. L'observation des grains un mois après floraison permet d'anticiper la date de récolte (voir également la grille d'appréciation du taux de matière sèche plante entière en page ci-contre). L'apparition de la lentille vitreuse à  l'extrémité des grains correspond au stade 23-27% de matière sèche. À ce stade, les besoins sont de 24 degrés jours pour gagner un point de matière sèche. Au stade 31- 34% de matière sèche, selon les conditions de végétation et le gabarit de la plante, les trois amidons — laiteux, pàteux et vitreux — sont répartis en trois tiers dans le grain. 3 Réserver la CUMA ou l'entreprise » Après la seconde visite au champ, le producteur dispose à  présent d'informations lui permettant de cibler la semaine optimale de récolte de son mais fourrage. Il est alors temps de réserver l'ensileuse et d'organiser son chantier. 4 Il faut veiller à  la bonne cohérence du chantier » Le chantier est un tout: coupe et hachage au champ, transport sur route et tassement au silo. Les ensileuses sont aujourd'hui puissantes et rapides. C'est pourquoi, pour de nombreux chantiers, le temps nécessaire de tassement est devenu le facteur limitant, surtout si le taux de matière sèche est élevé. Si nécessaire, il faut prévoir deux silos à  remplir en même temps, donc deux tracteurs tasseurs. 5 Prendre un échantillon » Pendant la récolte, il faut prélever des échantillons, dont l'analyse est utile pour évaluer la quantité de fourrage stockée et ensuite la consommation du troupeau, ainsi que pour ajuster la complémentation. La principale qualité d'un échantillon, c'est d'être représentatif de la parcelle ou du silo dont il est issu. Pour ce faire, effectuer plusieurs prises tout au long du chantier et déposer au plus tôt l'échantillon au laboratoire, ou le congeler. Histoire d'amidonL'amidon dans les grains est présent (successivement et en même temps) sous trois formes: amidon laiteux, liquide blanc; amidon farineux, de texture pàteuse, jaune clair; et amidon vitreux, difficilement rayable à  l'ongle, jaune brillant.
L'observation se fait sur les grains des couronnes centrales de l'épi. En conditions normales de végétation, à  la période optimale de récolte, les 3 amidons sont répartis en 3 tiers dans les grains de la couronne centrale de l'épi. La valeur issue de l'observation des grains doit être pondérée par l'état de la partie «tige et feuilles» et par le développement des épis.
Un appareil végétatif fort développé, vert, luxuriant, oblige à  baisser la valeur issue de l'observation des grains, à  l'inverse d'un appareil végétatif peu développé et/ou desséché qui amène de la maturité.
Plus le nombre de grains par m2 est élevé, plus la donnée issue de l'observation du grain est fiable.

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