Publié le 24/09/2012 à 11h44 /

Un groupement très branché !

// Dans le cadre des réunions thématiques organisées lors de la foire de Pau, les irrigants ont débattu, avec les responsables d'ERDF, de leurs problèmes électriques.

Guy Estrade (à  droite), président du Groupement des Irrigants, a invité les représentants d'ERDF, dont Serge Bergé, responsable des collectivités locales, à  rappeler les missions et les engagements d'ERDF vis-à -vis du monde agricole.
Enfouissement des lignes électriques, cohabitation des installations d'irrigation, polychlorobiphényles (PCB) ou encore raccordement des installations photovoltaiques au réseau, voilà  quelques problématiques qui ont suscité, le vendredi 14 septembre dernier, dans le cadre de la foire de Pau, de longs échanges entre les membres du Groupement des Irrigants des Pyrénées-Atlantiques, présidé par Guy Estrade, et les responsables d'Électricité réseau de distribution France (ERDF).
ERDF a pour mission l'exploitation, l'entretien, le développement et le dépannage des réseaux de basse et moyenne tension (inférieure à  50.000 volts), rappelait en préambule Serge Bergé, responsable des collectivités locales de l'entreprise. Elle a aussi en charge le raccordement des nouvelles installations productrices d'électricité à  base de photovoltaique, de la biomasse, voire même de petites éoliennes. Enjeux de sécurité
L'agriculture est très concernée : ERDF intervient après chaque poste source jusqu'au bàtiment agricole via le transformateur. C'est pourquoi, la chambre d'agriculture, la FDSEA et le Groupement des Irrigants ont cosigné une convention de partenariat avec le distributeur d'électricité en février dernier. « L'enjeu, soulignait Guy Estrade, relève de la sécurité mais aussi des installations et des équipements. Il s'agit d'avoir une connaissance mutuelle de l'état du réseau ». La cohabitation agriculteurs et lignes électriques demeure un vrai sujet d'inquiétude. Les irrigants doivent être particulièrement vigilants lors de travaux à  proximité de lignes aériennes (lire zoom ci-contre). « L'enfouissement progresse mais nous allons devoir vivre avec, encore un bout de temps ». Les distances minimales de sécurité ont été fixées à  5 mètres en haute tension B (supérieure à  50 000 volts) et à  3 mètres en haute tension A (de 1.000 à  50.000 volts) au point le plus bas de la flèche en milieu de portée. « Mais que faire si une batteuse fait déjà  4,5 m de haut ? », faisait remarquer un membre de l'assemblée. Certains nouveaux matériels ont effectivement « du mal à  cohabiter avec les lignes électriques », répondait Serge Bergé qui invite les exploitants à  signaler les lignes « trop basses ».
Un autre souci majeur provient des PCB, improprement baptisés pyralènes, considérés comme polluants dans la législation actuelle. « Le transformateur est équipé d'un isolant contenant de l'huile, laquelle, en se désagrégeant avec le temps, produit des PCB ». Pour les équipements datant d'après 1987, aucune disposition particulière n'a été prise pour l'heure. Pour les transformateurs antérieurs à  cette date, plusieurs cas de figures peuvent se présenter. De 0 à  50 particules par million (ppm), il suffit d'apposer sur l'appareil une étiquette verte. En revanche de 50 à  500 ppm, outre un marquage indélébile ainsi qu'un étiquetage spécifique, d'autres mesures s'imposent. ERDF propose d'effectuer un prélèvement pour l'analyse et une offre de dépollution, si besoin, dans un deuxième temps (pose de bac pour un transformateur-cabine, décontamination, élimination et remplacement du transformateur pollué). Ceci peut nécessiter un investissement supplémentaire pour certains utilisateurs. M. Bergé rappelait à  cet égard que les agriculteurs relevant du tarif vert (puissance souscrite supérieure à  250 kilovoltampères) ont un transformateur privé. Pour ceux relevant du tarif jaune (puissance souscrite entre 42 et 250 KVA), le matériel appartient à  ERDF.
Si eau et électricité n'ont jamais fait bon ménage, agriculteurs et techniciens d'ERDF entendent conforter dialogue et partenariat dans un souci d'efficacité et de sécurité. Philippe Delvallée Sous les lignes
Cette rencontre a été l'occasion de rappeler les consignes de sécurité que les agriculteurs — les irrigants en particulier — doivent respecter lors de travaux sous les lignes électriques. À savoir :
- ne pas installer et déplacer de matériel d'arrosage sous ou à  proximité des lignes,
- respecter les distances de sécurité pour l'arrosage,
- régler les canons pour éviter que le jet ne touche les lignes,
- faire attention aux engins de grande hauteur, aux déchargements à  proximité des liens.
« Le pire, insistait le technicien ERDF, est la manipulation de barres en aluminium ».

 Connexion à l'espace Abonné

Nom d'utilisateur: et mot de passe requis
Mot de passe oublié ? ×