Publié le 21/12/2012 à 10h00 /

Scaap kiwi mise sur la précocité

// Gràce à  la diversité de la production de ses adhérents, la Scaap Kiwifruits arrive plus tôt sur les marchés. Une réactivité qui séduit les principaux clients.

« De 2006 à  2011, nous sommes passés de 142 à  206 adhérents, les surfaces en kiwi de 344 à  604 hectares, soit une production évoluant sur la même période de 8.468 tonnes à  11.885 tonnes », souligne le président François Lafitte (au centre). © Le Sill
La Scaap Kiwifruits de France, basée à  Labatut (Landes), renforce son dynamisme en référence produit, comme l'ont annoncé ses responsables. «De 2006 à  2011, nous sommes passés de 142 à  206 adhérents, les surfaces en kiwis de 344 à  604 hectares, soit une production évoluant sur la même période de 8468 tonnes à  11885 tonnes», a ainsi expliqué le président, François Lafitte, lors de l'assemblée générale de la coopérative, le 7 décembre dernier. Il résulte de cette progression, pour la coopérative, une augmentation de son chiffre d'affaires, qui passe de 14,8 à  15,3 millions d'euros, soit une rémunération des apporteurs de 6,9 millions d'euros (0,59 euro par kg en catégorie 1 et 2). Par contre, le chiffre d'affaires au niveau du groupe — Scaap Kiwifruit et ses filiales (Prim'land, Adour Kiwi, Sofruileg, Summer kiwi France) — est en net recul: 26,5 millions d'euros contre 33,4 millions sur l'exercice précédent. Cette baisse s'explique par la fin du partenariat économique avec Maisadour concernant les légumes frais (carottes, asperges, mais doux). Rapprochements locaux Pour les responsables, cette situation n'a rien de catastrophique, bien au contraire. En effet, le groupe poursuit son ambition de rapprocher les structures voisines afin d'être plus fort sur le marché. D'où la prise de participation à  hauteur de 85% au sein de la société Bibaye (spécialisée dans la culture fruitière) et à  94% au sein de la société Vasconia (pommes de pays). «Prim'land, précise François Lafitte, c'est notre bureau de vente et Sofruileg, un apport de producteurs non adhérents dans un cadre contractuel s'attachant également à  la recherche et au développement (Summer kiwi, Nergi)». Dans ce contexte volontariste, la production de kiwis a progressé de 23% pour des fruits aux alentours de 80 grammes. «Les volumes de Hayward représentent 10.692 tonnes, le Summer kiwi 1.123 tonnes et le kiwi jaune 70 tonnes». La segmentation de la gamme (Oscar, Oscar bio, gold ou red, kiwi mûr à  point, de l'Adour, label rouge, premier prix ou IGP) permet de satisfaire une demande la plus large possible. De plus, «le rachat de la société de production de kiwis implantée dans les Landes (SARL Bibaye et deux SCEA Bimiet et Abbaye) nous a permis la collecte de 1.200 tonnes supplémentaires». Un nouveau partenariat avec une station fruitière à  Elne (66) améliore également la capacité d'approche auprès de clients de l'Est de la France, de l'Allemagne et de la Suisse. «Quelque 1.600 tonnes de fruits ont été pré-calibrées et expédiées à  partir de cette nouvelle station», se réjouit le président Lafitte. Présence internationale Prim'land est désormais présent sur plus de 30 pays (64,64% des ventes en Europe, 27,25% en Asie, 4,72% en Océanie). «Tout en développant le Hayward vers la Chine, nous sommes le leader national du kiwi avec plus de 20% de l'offre française». Le kiwi précoce ou Summer reste un atout. «Les plantations sont au ralenti car nous avons dû stopper la fourniture de plants qui venaient d'Italie. S'il n'est pas aussi parfait que prévu, il reste tout de même un bon relais avant le Hayward sur l'Europe». Le marché à  l'export se présente plutôt bien. «Les Néo-Zélandais sont moins présents. Il faut donc envoyer beaucoup et vite. Si la Grèce produit 10.000 tonnes de plus que l'an passé, la production italienne présente un déficit de 130.000 tonnes. Normalement la saison commerciale devrait être meilleure que l'an passé». Ceci d'autant plus que la bactérie PSA est, pour le moment, sous contrôle avec un nombre inférieur de cas détectés et une bonne résistance, semble-t-il, du kiwi Hayward. Le lancement du mini-kiwi L'innovation de cette campagne reste le lancement commercial du mini-kiwi baptisé Nergi (49 hectares mis en culture en 2012). «La signature avec le centre de recherche date de 2005 et les premières ventes ont lieu cette année, souligne François Lafitte. Nous le commercialisons en tant que baie et non en tant que fruit». Pour soutenir ses ambitions, la SCAAP poursuit, depuis 1997, une politique d'aides à  la plantation. Une centaine d'adhérents est concernée soit 204 dossiers aidés. «Quelque 184 hectares ont ainsi été plantés, soit une surface moyenne de 0,91hectare par dossier. Cela représente un financement total de 97.8000 euros dont 350.000 euros d'aides aux producteurs». Le Kiwi reste, avec le noyer, un des rares vergers qui se maintient en France. Philippe Delvallée

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