Publié le 01/02/2013 à 00h00 /

Prévisions de stocks de céréales en hausse en fin de campagne

// Réuni le 9 janvier, le conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer a procédé à  d'importants remaniements de ses bilans prévisionnels, tant en blé tendre qu'en mais.

La progression attendue du stock de fin de campagne 2012/2013 pour le blé tendre qui passe de 1,96 million à  2,29 millions de tonnes, a été obtenue par une révision à  la baisse des incorporations dans l'alimentation animale à  4,6 millions contre 4,7 millions de tonnes, ce qui représenterait une baisse de 8% sur 2011-2012. Mais il faut tenir compte de la prévision de 200.000 tonnes de blé dur vers l'alimentation animale, ce qui n'est pas la destination traditionnelle de cette céréale à  prix élevé. Cette année, la récolte de blé dur a été entachée d'un fort pourcentage de lots impropres à  la semoulerie, intérieure ou d'exportation, et les fabricants d'aliments composés vont bénéficier de cette bonne aubaine qualitative, compte tenu de la richesse en protéines du blé dur. Exportations à  la baisse Parmi les autres aménagements apportés au bilan prévisionnel blé tendre, figure une diminution des perspectives d'exportations vers l'UE, ramenées de 7,285 millions à  7,135 millions de tonnes. En revanche, les prévisions d'export à  destination des pays tiers sont maintenues à  10 millions de tonnes, malgré le retard pris en début de campagne. Un retard qui semble se résorber puisqu'à  la fin décembre, 4,8 millions de tonnes avaient été chargées dans les ports, contre 5,1 millions de tonnes il y a un an et les embarquements se sont accélérés ces dernières semaines. Il faudra pourtant compter, malgré la disparition de l'origine Mer Noire, avec la concurrence des blés américains, qui sont actuellement les moins chers du monde. En ce qui concerne le mais, la révision de la prévision du stock passe donc de 2,17 à  2,77 millions de tonnes, ce qui constituerait le chiffre le plus élevé de ces dernières campagnes. L'estimation de collecte a été portée de 13,53 à  13,78 millions de tonnes, et les exportations vers l'Union européenne diminuées de 360.000 tonnes à  5,8 millions de tonnes. Reprise des exportations d'orge Ces prévisions de vente à  l'UE, risquent cependant de devoir être révisées dans un sens favorable pour les opérateurs français, si les importants volumes d'exportation de l'Ukraine vers la Communauté européenne s'essoufflent plus tôt que prévu (au printemps). Les exportations vers les pays tiers sont confirmées au bon niveau de 400.000 tonnes. Si les ventes d'orge à  l'UE ont été ajustées en baisse de quelque 130.000 tonnes, les perspectives d'exportations vers les pays tiers ont été augmentées de 250.000 tonnes à  1,45 million de tonnes, eu égard à  la réduction de l'offre argentine qui devrait diriger l'Arabie Saoudite vers les orges européennes, particulièrement française dont la collecte revient, cette année, à  un bon niveau. D'ores et déjà , les cours de l'orge fourragère réagissent favorablement à  cette reprise de l'exportation.

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