Publié le 22/02/2013 à 14h18 /

Le veau sous la mère se porte bien

// Avec 313 éleveurs engagés dans cette production dans le Béarn, le Pays basque et les Landes, la structure a enregistré une croissance des volumes produits.

Le 5 février, quelques jours avant le rendez-vous au Pays basque, l'Adelga organisait aussi son assemblée de secteur Béarn, à  Arzacq. Cette fois, l'accent a été mis sur la filière veau sous la mère. 253 animaux supplémentaires ont été commercialisés en un an, ce qui porte le total des veaux abattus à  4.580. Les outils d'Hagetmau, Mauléon et Oloron sont aujourd'hui les principaux sites d'abattage. Dans un contexte de baisse de cette production en France, l'Adelga tire son épingle du jeu. « Il faut savoir que le nombre de veaux sous la mère baisse au niveau national et que seule l'Adelga est en augmentation de volume car la demande est là , surtout en hiver, observe Bruno Labéguérie. Encore la semaine dernière, des abatteurs ne pouvaient fournir la demande des bouchers ».
Le recul des volumes nationaux est dû, en partie, à  un vieillissement de la population d'éleveurs. Un constat qui touche également l'Adelga puisque une quarantaine de ses adhérents a plus de soixante ans. Véritable niche commerciale, cette filière voit ses prix augmenter, dans le même temps. Au niveau de l'Adelga, le prix moyen des carcasses était de 7,02 euros par kilogramme lors du dernier exercice, soit une hausse de 0,08 euro par rapport à  2011. Toutefois, des progrès restent à  faire, notamment vis-à -vis du désaisonnement de la production. À nouveau, l'association observe des volumes de sorties importants durant le mois de juillet, alors que les prix sont au plus bas. Le président renouvelle donc son message d'alerte. « En été, les veaux de mauvaise qualité qui sont maigres et colorés de surcroît ne trouvent pas leurs places dans les marchés sauf à  des prix bradés qui ne satisfont personne ». Il conclut en précisant que « le veau sous la mère est une filière complète, avec des éleveurs, et des acheteurs, qu'ils soient négociants, chevillards ou bouchers. Je salue leur travail de commercialisation et de prospection de nouveaux marchés qui permettent gràce à  la plus-value apportée par le label de maintenir des éleveurs sur nos territoires ». Fabien Brèthes

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