Publié le 19/04/2013 à 00h00 /

Des répulsifs à  base de poivre liquide contre les sangliers

// La FDSEA et la FDGDON des Landes expérimentent des méthodes de protection par répulsifs.

L'idée est de trouver le produit et la méthode à  l'effet répulsif le plus efficace, explique Benoît Rémond, animateur à  la FDGDON. L'an dernier, les premiers essais menés n'ont pas mis en évidence des résultats uniformes». Ainsi, Francis Lalanne, exploitant à  Magescq (Landes), victime régulière des dégàts de sangliers sur ses semis, a essayé le poivre liquide. Une parcelle a été implantée avec des semences enrobées de ce liquide. Faute de temps, il s'est contenté de déposer autour des autres champs de petits tas de grains de mais mélangés au poivre. «Ca a plutôt bien marché, car seule la parcelle non protégée a été attaquée. Mais elle avait été semée plus tard. Est-ce que la date de semis a joué?». Quelques résultats l'an dernier L'exploitant compte bien poursuivre ses essais lors de la campagne qui démarre pour vérifier cette première expérience. «Je vais cependant améliorer la technique, car le travail de dépôt des tas, à  l'aide d'un seau et d'un quad, est très fastidieux». L'an dernier, Albert Darzacq se félicitait de n'avoir aucune perte à  déclarer sur ses semis de mais à  Betbezer (40). Une première pour cet agriculteur qui, depuis plusieurs années, voyait progresser les dégàts dus aux sangliers. Et cela malgré les efforts des ACCA pour éviter la prolifération du nuisible. Pour l'exploitant, il n'y a pas de doute, le semis d'une trentaine de sillons, en périphérie de chaque parcelle, avec des semences enrobées (à  l'aide d'une bétonnière) d'un répulsif naturel à  base d'épices a été très efficace. «Les cochons sont venus dans presque toutes les parcelles. J'ai constaté qu'ils avaient tenté, sur une cinquante de centimètres, d'attraper les semences mais ils ne sont pas allés plus loin». Pas d'incidence sur la plante Il n'a par ailleurs constaté aucune difficulté de germination des semences. Cette année, un nouveau produit, déjà  connu dans certaines régions de France, sera expérimenté dans six exploitations réparties sur le département, régulièrement attaquées par les suidés. Les essais seront réalisés avec d'une part un enrobage de semences implantées sur la périphérie et sur la totalité des champs et d'autre part un dépôt de tas de grains sur le pourtour des parcelles. Il n'en reste pas moins que ces pistes de protection des semis de mais ne sont pas une méthode de régulation de la population de sangliers. «Le travail de prélèvement des chasseurs est et restera indispensable. Les répulsifs ne constituent qu'un complément» tient à  rappeler Benoît Rémond. Dominique Maurel

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