Publié le 25/04/2013 à 00h00 /

L'implantation, clé de la réussite du mais

// La date de semis du mais est importante et détermine la réussite de l'implantation de la culture et l'obtention du nombre optimal de plantes par hectare. Si les semis précoces sont avantageux, ils ne peuvent pas toujours être réalisés à  des dates similaires tous les ans. En effet, avec un printemps pluvieux et froid, la campagne 2013 n'aura pas permis de réaliser des semis précoces dans de bonnes conditions contrairement à  l'année dernière. Le créneau de démarrage des semis doit être choisi lorsque l'ensemble des conditions est favorable (sol ressuyé et réchauffé) et que les risques climatiques majeurs immédiats sont écartés (retours de périodes froides intenses, risques de pluviométries trop abondantes).

Les précipitations du mois de mars n'ont pas favorisé de bonnes conditions pour le démarrage des semis des mais qui doivent se faire sur sol réssuyé et réchauffé et sans risque climatique majeur immédiat. © Réussir
Le créneau de démarrage des semis doit être choisi lorsque l'ensemble des conditions est favorable (sol ressuyé et réchauffé) et que les risques climatiques majeurs immédiats sont écartés (retours de périodes froides intenses, risques de pluviométries trop abondantes). 1 Semis précoces: saisir les premiers créneaux » L'intérêt de réaliser des semis précoces est désormais partagé par les maisiculteurs sur la quasi-totalité du territoire. Les avantages sont multiples:
• Positionner le cycle de la culture du mais sur des jours longs pour favoriser l'expression du potentiel de production par plus d'interception d'énergie lumineuse,
• Éviter que les périodes de fortes sensibilités du mais aux stress, thermiques et hydriques, ne coincident avec les périodes estivales les plus pénalisantes,
• Esquiver la forte pression des ravageurs aériens (pyrale et sésamie) de seconde génération par des stades plus avancés de la culture réduisant leur nuisibilité,
• Permettre des récoltes plus précoces avec des humidités plus faibles permettant de réduire les coûts de séchage. 2 Fertilisation azotée: s'en tenir au bilan » L'ajustement de la dose d'engrais azoté à  la parcelle passe par un calcul rigoureux des besoins en azote du mais et des fournitures totales en azote: reliquat au semis, minéralisation de l'humus, effet direct des apports organiques Pour viser une efficacité maximale, le choix de la date et de la forme de l'apport est primordial. Le calcul de la dose optimale d'engrais azoté à  apporter sur mais nécessite d'adopter une démarche rigoureuse. Première étape: déterminer le besoin d'azote de la culture. Il est fonction du niveau de production visé et du type de production: grain, fourrage, semence, ou doux. Une fois les besoins en azote du mais calculés, il faut estimer les fournitures totales d'azote. Elles sont constituées a minima de l'azote présent dans le sol au moment du semis et de la minéralisation de l'humus. La quantité d'azote présent dans le sol au semis dépend du type de précédent et de la pluviosité hivernale. Le mais étant une culture d'été, la minéralisation de l'humus du sol est intense à  cette période, surtout si la culture est irriguée. Il convient donc d'intégrer, au plan de fumure, la quantité d'azote issue de la minéralisation de l'humus entre le semis et le stade maturité physiologique. Cette quantité dépend du type de sol, de l'irrigation ou non de la parcelle, et de la longueur du cycle du mais. 3 Fertilisation starter pour partir du bon pied » Un réglage précis des distributeurs d'engrais starter est un élément incontournable pour la culture du mais. En effet, il est primordial que l'engrais starter soit positionné au bon endroit: trop loin de la plante, il est inefficace et ne joue plus son rôle de «booster» de la culture; trop près, l'acide phosphorique peut brûler le germe et provoquer une perte de pieds. La dose préconisée est de 130kg de 18-46 (ou équivalent), mais en présence de ravageurs du sol, il faut monter la dose jusqu'à  150-170kg/ha. Les microgranulés starter ont un effet intermédiaire entre un témoin et un engrais starter classique (dose d'acide phosphorique trop faible). La localisation des engrais starter se fait dans la raie de semis en utilisant le système de distribution des microgranulés insecticides. Ils sont appliqués à  des doses variant de 20 à  25kg/ha. 4 Plus d'efficience de l'azote en fractionnant les apports » Les besoins de la plante dépendent de son stade de développement. Le fractionnement des apports permet d'augmenter l'efficacité des engrais azotés, en apportant l'élément au plus près de ces besoins. Pour le mais, le premier apport doit se limiter à  la dose nécessaire au démarrage de la plante, le complément étant apporté au stade 6-8 feuilles, stade auquel le mais absorbe et valorise le mieux l'azote. L'efficience de l'azote absorbé est comparable pour les différentes formes d'engrais azoté, cependant, une différence peut s'observer, due aux pertes par volatilisation. Très rapidement après l'apport (environ 15 jours), la moitié de l'azote est organisée dans le sol et sera par la suite minéralisée pour pouvoir être absorbée. L'autre moitié est absorbée ou perdue par volatilisation. Les différences d'efficacité de l'azote apporté sont principalement dues aux pertes par volatilisation de l'ammoniac. Pour éviter les pertes d'ammoniac après un apport d'urée, l'engrais doit être enfoui dans le sol assez profondément pour que l'ammoniac qui se dégage soit fixé avant d'atteindre la surface du sol. Le binage ne suffit pas pour réduire suffisamment les pertes par volatilisation. Les pertes par volatilisation sont potentiellement plus importantes pour des sols sableux ou à  faible capacité d'échange en cations (CEC). Le risque de volatilisation de l'urée peut aussi être fortement atténué si une pluie suffisante suit de peu l'épandage (20 à  30mm) permettant de transférer l'urée en profondeur. AGPM infos

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