Publié le 06/09/2013 à 15h08 /

Grandes cultures : une moisson très hétérogène

// Le rétablissement des conditions météorologiques plus favorables, depuis la seconde quinzaine de juillet, a permis à  la récolte — qui se termine — de se dérouler dans de bonnes conditions.

Selon les prévisions établies par FranceAgriMer, la récolte de blé tendre 2013 dépasserait les 36 millions de tonnes. Elle serait légèrement supérieure à  celle de 2012 (35,6millions de tonnes) ainsi qu'à  celle de la moyenne des cinq dernières années. Une évolution qui trouve son origine dans de bons rendements et à  une progression de la sole de 130.000 hectares, à  près des 5millions d'hectares. Il s'agit d'un retour à  la normale, après la vague de froid et le gel de l'hiver 2012 qui avait abouti à  des retournements de surfaces de blé. Quant au rendement moyen national, il est estimé à  74q/ha, soit un niveau plus élevé que la moyenne quinquennale (72,7q/ha). «Assez moyens» dans le Sud-Ouest Néanmoins, les résultats sont nettement hétérogènes selon les régions: assez moyens dans le Sud-Ouest, en Auvergne et en Rhône-Alpes, de l'ordre de 60 à  65q/ha, un peu plus élevés en Poitou-Charentes, en Pays de la Loire et en Bourgogne (65 à  70q/ha). Ils se situent entre 70 et 80q/ha en Bretagne, dans le Centre et le Nord-Est. Quant au nord de la Seine, ils sont bons voire excellents avec des moyennes dépassant 80q/ha, voire 90q/ha et même des maxima de 120q/ha localement. Pour ce qui est de la qualité, les poids spécifiques sont très satisfaisants, dépassant 77kg/hl en moyenne et même 79kg/hl dans plusieurs régions. Les indices de chute de Hagberg sont également d'un très bon niveau dans l'ensemble du pays. En revanche, les teneurs en protéines sont plutôt faibles généralement comprises entre 10,5% et 11.5%, mais ils sont surtout très hétérogènes. Rendements très hétérogènes Concernant le blé dur, la chute de la production est confirmée par FranceAgriMer. La récolte serait en retrait de près de 30% à  la suite de la forte réduction des surfaces (- 22%). Coté rendement, ils sont très hétérogènes selon les régions autour d'une moyenne nationale de 51q/ha. La moyenne ressort à  40q/ha dans le Sud-Est, mais avec des résultats exceptionnels jusqu'à  95q/ha localement. Ils sont compris entre 40 et 55q/ha en Midi-Pyrénées, entre 55 et 60q/ha en Poitou-Charentes et dans le Berry. Ils se situent aux environs de 65q/ha dans les Pays de la Loire et atteignent 70q/ha dans le nord de la région Centre. Avec 10,6 millions de tonnes, la récolte d'orge perdrait 6,2%, en raison du repli des surfaces (-3% toutes orges confondues). Cependant deux tendances inverses sont à  signaler. Sur les orges d'hiver, la production s'inscrit nettement en hausse à  7,5millions de tonnes contre 6,7millions gràce essentiellement à  un rétablissement des surfaces et des rendements qui s'inscrivent dans la moyenne quinquennale après les très bons résultats de 2012. La récolte d'orge de printemps, pour sa part, diminuerait d'un tiers à  3,1 millions de tonnes — contre 4,6millions en 2012 — à  cause d'un repli des surfaces après les niveaux exceptionnellement élevés de 2012 et aussi d'une baisse des rendements inférieurs à  la moyenne quinquennale. Ici aussi, les rendements sont très hétérogènes avec des résultats nettement meilleurs dans le nord et le nord-ouest de la France que dans le sud et dans l'est. Le colza en fort recul Pour ce qui est du colza la production serait en retrait de près de 20%. Elle s'établirait à  4,5 millions de tonnes contre 5,5 millions en 2012. Une évolution qui s'explique à  la fois par une réduction significative des surfaces et des rendements médiocres proche de 31q/ha en moyenne nationale. D'une façon générale le colza a été pénalisé par des conditions météorologiques difficiles dès son implantation à  l'automne 2012 qui ont entraîné des peuplements hétérogènes et même des retournements de parcelles. Néanmoins le Sud-Ouest et le Sud-Est qui ont bénéficié de pluies régulières enregistrent de bons rendements aux environs de 30q/ha. Quant à  la production de pois, malgré des semis tardifs généralisés et un temps pluvieux en mai et juin, la culture a bénéficié d'une bonne implantation. Le rendement national attendu en hausse à  44q/ha compenserait la légère diminution des surfaces. La production serait donc proche de 55.0000 tonnes. Selon le ministère de l'agriculture, qui a effectué sa première estimation, la culture de mais grain a rattrapé une partie de son retard, du fait de conditions climatiques plus favorables (chaleur et pluies abondantes) au cours de la deuxième quinzaine de juillet. Globalement, la récolte atteindrait 15,6 millions de tonnes, en progrès de 3,8%, gràce à  l'augmentation des surfaces. Mais les rendements seraient nettement en retrait, inférieur de 5q/ha à  la moyenne quinquennale avec des évolutions très divergentes selon les régions: proches de la moyenne dans le Centre-Ouest, en Alsace et Midi-Pyrénées, mais nettement plus faibles en Champagne-Ardenne, Bourgogne, Rhône-Alpes et Aquitaine.

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