Publié le 03/02/2014 à 14h11 /

Une union pleine de sens entre Euralis et la Celpa

// Il y a quelques jours, les conseils d'administration de la Coopérative des éleveurs des Pyrénées-Atlantiques (Celpa) et d'Euralis Union (pôle agricole du groupe coopératif) se sont tour à  tour prononcés pour le rapprochement de leurs structures. L'annonce a été officialisée lors d'un point presse, ce mercredi 22 janvier 2014.

Selon Guy Estrade (à  gauche), président de la Celpa, et Christian Pées, président du groupe coopératif Euralis, l'union des deux structures est de nature à  donner un nouveau souffle à  l'activité du groupement d'éleveurs. © Le Sillon
Dans un premier temps, cette opération prend la forme d'une union de coopératives. Celle-ci devrait rapidement déboucher sur une fusion. «D'ici un an sans doute, le temps de régler tous les détails», indique le président d'Euralis, Christian Pées. Une organisation de producteurs spécifique verra alors le jour. Selon les responsables des deux structures, cette démarche s'inscrit dans la continuité du travail réalisé depuis une quinzaine d'années. «Des liens étroits ont été tissés au fil du temps», note Guy Estrade, président de la Celpa. Avec cette nouvelle étape, le groupe Euralis concrétise également sa volonté d'accompagner de manière plus étroite la filière bovine. «Nous avons conscience que l'élevage est quelque chose d'essentiel pour notre territoire, avoue le président Pées. Aujourd'hui, nous pensons qu'il faut donner un coup d'accélérateur à  cette logique». Une fusion d'ici quelques mois Les deux structures sont animées par la volonté commune d'apporter des solutions rémunératrices aux producteurs. Face à  cet objectif, leur rapprochement a du sens. Dans une période pleine de mutations pour la filière bovine, il a le mérite d'offrir de nouvelles perspectives de développement. «En restant seuls, nos moyens étaient limités, note Guy Estrade. Pour continuer à  avancer, une autre approche était nécessaire». En croisant les moyens et les savoir-faire respectifs des deux coopératives, le futur groupement de producteurs sera doté de ressources largement renforcées pour répondre à  ses besoins de développement. «À l'heure actuelle, le maintien d'un certain nombre de nos marchés dépend de notre capacité à  les fournir, explique le président de la Celpa. Le problème est moins dans la présence d'un débouché que dans la mise en oeuvre de la production». La nouvelle structuration doit permettre de répondre à  ce défi. Par cette union, le groupement va voir aussi son territoire d'activité sensiblement étoffé. Potentiellement, il pourra s'étendre désormais sur l'ensemble de la zone couverte par le groupe Euralis, à  savoir du sud de l'Aquitaine à  l'ouest de la région toulousaine. En outre, le groupement entend poursuivre le travail de promotion de l'engraissement d'animaux de qualité conduit depuis plusieurs années. Fabien Brèthes
OrganisationLa Celpa compte aujourd'hui 650 adhérents et travaille sur la production bovine, mais aussi équine. Elle affiche un chiffre d'affaires de 23 millions d'euros environ. Elle emploie à  l'heure actuelle 20 salariés pour 19 équivalents temps plein. Sa filiale, Vignasse et Donney, transformateur de viande rouge, dispose d'un statut de société anonyme. Environ 80% des producteurs engagés auprès de la coopérative d'élevage sont également adhérents du groupe Euralis. De plus, le groupe coopératif est le fournisseur attitré en aliment du bétail de nombreux éleveurs locaux, au travers de sa filiale Sanders-Euralis.

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