Publié le 17/03/2014 à 16h05 /

Les Vignerons landais sur tous les fronts

// Au sortir de vendanges 2013 bien ternes, les responsables et adhérents de la cave coopérative des Vignerons landais pourraient avoir le moral en berne. Il n'en est rien. Certes, «il ne faudrait pas qu'un tel scénario se répète trop souvent», souffle le directeur Régis Laporte, mais la structure a les reins solides et affiche un dynamisme incontestable. Les travaux de communication, de valorisation des produits et maintenant de modernisation du vignoble sont ses axes prioritaires.

L'équipe dirigeante de la cave coopérative des vignerons landais est désormais structurée sous formes de commissions techniques. Communication, valorisation commerciale et modernisation du vignoble sont des axes de travail prioritaires. © Le Sillon
Depuis plusieurs années, un travail de fond est mené par les dirigeants des Vignerons landais pour construire un outil performant autour de produits de qualité. Il permet aujourd'hui de regarder l'avenir avec sérénité, même si de gros chantiers demeurent. Un véritable défi se présente notamment au niveau du renouvellement des générations de viticulteurs. L'assemblée générale de la structure, qui s'est déroulée jeudi 20février, a permis de découvrir un large aperçu des dossiers conduits actuellement. Dans une filière viticole en proie à  une concurrence exacerbée, un des principaux enjeux pour la cave coopérative consiste à  développer sa notoriété et surtout celle de ses produits. Le récent coup de jeune apporté aux locaux ainsi que l'obtention de l'AOC par les vins de Tursan ont permis de franchir des caps très importants. Améliorer la valorisation des produits Aujourd'hui, la stratégie passe par une profonde réflexion au niveau commercial, avec de nombreuses innovations, et une activité soutenue en terme de communication. Structurés sous forme de commissions techniques, les responsables de la cave ont pris tous ces chantiers à  bras-le-corps. Sur le plan commercial, «il s'agit surtout de travailler sur la valorisation de nos produits», indique le président, Francis Descazeaux. Plusieurs axes sont développés. Accroître la proportion de volumes commercialisés en AOC et IGP tout d'abord. Une réelle marge de manoeuvre existe à  ce niveau. En clair, l'idée est de commercialiser un maximum de produits à  forte valeur ajoutée. Après avoir actionné le levier du prix de vente l'an passé, cet objectif passe désormais par un renforcement des débouchés haut de gamme. Stratégie d'exportation en construction L'accroissement des ventes à  l'export y participe aussi. Cette stratégie d'exportation est récente chez les vignerons landais, mais elle semble sur la bonne voie. «On essaie de construire des partenariats, de trouver les bons relais, indique le président. C'est un travail qui demande du temps». L'obtention d'un prix lors du prestigieux festival Wine and Dine de Hongkong, à  l'automne dernier, est un signe très encourageant. L'innovation est un autre axe sur lequel la cave est très active. Les responsables ambitionnent de lancer de nouveaux produits régulièrement. Cela a déjà  été chose faite à  plusieurs reprises, avec la mise au point d'un vin blanc moelleux ou de la cuvée haut de gamme baptisée «Oh coeur des vignes» par exemple. Un rosé moelleux a également vu le jour. Baptisé «un brin de douceur», il s'est écoulé en un temps record. Prochainement, la panoplie pourrait être complétée avec un vin rouge moelleux. Un produit atypique qui permet d'attirer de nouveaux consommateurs. Un tel travail d'élaboration est aujourd'hui possible gràce à  une équipe d'oenologues renforcée. Communication dynamique Pour la cave coopérative, la création de nouvelles cuvées est aussi un moyen de faire parler d'elle. En effet, la communication est plus que jamais le nerf de la guerre dans le secteur de la viticulture. La structure y consacre près de 6% de son budget. Outre le renouvellement des opérations qui ont fait leurs preuves, de nouvelles actions sont d'ores et déjà  dans les tuyaux. Dans ce contexte dynamique, la dernière récolte apparaît comme une sorte de coup de frein. Avec une baisse de 40% des volumes récoltés, les responsables espèrent qu'il ne s'agit que d'un accident de parcours. «Heureusement que les stocks avaient été reconstitués l'année précédente», indique Régis Laporte. La présence de ces volumes sous le coude a permis d'amortir le choc en terme de chiffre d'affaires. Chantiers prioritaires Au niveau économique justement, les finances de la cave coopérative ont retrouvé un régime de croisière, après la grosse vague d'investissements qui a été conduite ces dernières années. «Aujourd'hui, les résultats sont en ligne avec nos attentes», commente Francis Descazeaux. Outre les travaux menés au niveau commercial et vis-à -vis de la communication, la cave coopérative n'oublie pas la base de son activité, le vignoble. En amont de la filière, les responsables entendent maintenant s'atteler à  un autre chantier essentiel. La modernisation des exploitations, l'amélioration des vignobles et l'installation de jeunes sont les nouveaux défis qui s'annoncent.  Sans ce travail de base, aucun avenir ne pourra être écrit. Fabien Brèthes

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