Publié le 07/05/2014 à 13h49 /

Année record pour les dégàts de gibier

// L'exercice 2012/2013 a été marqué par une augmentation des surfaces agricoles sinistrées par la faune sauvage : 150 ha de céréales ont été déclarés détruits et 36 ha ont du être ressemés.

En présence des représentants des agriculteurs, dont le vice-président de la FDSEA Patrick Etchegaray, les responsables de la fédération de la chasse ont dressé l'inventaire des dégàts indemnisés aux exploitants.
l'assemblée générale de la Fédération départementale de la chasse (FDC), le samedi 26 avril, a été l'occasion de dresser le bilan des indemnisations des dégàts occasionnés aux cultures par la faune sauvage. Les surfaces sinistrées ont sensiblement augmenté « Durant l'exercice 2012/2013, nous avons indemnisé les agriculteurs pour un montant total de 297 000 €. Au 1er avril 2014, 158 000 € ont d'ores et déjà  été payés, soit moins que l'an dernier en raison de la diminution des rendements, de la baisse du prix du mais et du peu de sinistres déclarés ». Cette tendance devra toutefois être vérifiée à  l'issue des semis de printemps. Au final, aux150 ha de céréales détruits durant l'exercice, il faut ajouter 36 ha de céréales ressemées. Victimes des aléas climatiques
Les chasseurs ont vécu, peu ou prou, les mêmes conséquences climatiques que les agriculteurs : semis catastrophiques, étalés du début avril au début juillet, fourrages réalisés dans des conditions difficiles, mais sur pied jusqu'en janvier 2014, blés ou dérobés semés dans de mauvaises conditions, voire non semés et des cultures inondées. « Ces semis étalés sur plusieurs mois et ces récoltes tardives ont eu des répercussions sur la fédération et les chasseurs » assure Philippe Etcheveste. Des dégàts de sangliers ont été déclarés tout au long de l'année en importance, et nous avons eu un mois de chasse en battue de grand gibier en moins ». Pas étonnant, dès lors, que 2013 soit une année record pour la remontée des dégàts provoqués par les espèces prédatrices ou déprédatrices. Les montant des dégàts déclarés par les exploitants est de 546 881 € dont 196 000 € pour les renards, 166 427 € pour les corvidés, 102 000 € pour les blaireaux, 52 000 € pour les ragondins, 10 000 € pour les rapaces Autre conséquence de la climatologie, les mauvaises conditions ont été un frein à  la migration des oiseaux. « Le pigeon ramier, souligne Philippe Etcheveste, a ainsi connu une migration atypique soit 93,8 % des volatiles passés en deux jours ».
On a constaté, de plus, moins de palombes en hivernage en raison des récoltes encore sur pied d'où des difficultés pour les baliser. « Les palombes tournaient pour chercher de la nourriture », se souvient le président qui chiffre à  près d'un million et demi (1 451 630) le nombre de palombes qui ont pu être observées à  Sare (44 %), Banca (27 %) Arnéguy (27 %) et Urrugne (1 à  2 %). « Depuis 14 ans, on note une relative stabilité, même si l'hivernage a été moyen avec 398 143 oiseaux observés ». Le président notait aussi des effectifs de bécasses « élevés » avec un prélèvement global estimé à  17 000 contre 15 000 l'année précédente. Quant à  l'alouette, octobre 2013 a été une des meilleures années de la décennie. Pas de prélèvement sur le grand tétras à  venir, des perdrix grises qui ont bien résisté malgré l'enneigement, telles sont les tendances pour le petit gibier de montagne. En plaine, c'est le faisan qui s'en sort le mieux. Des nids ont toutefois été piégés par l'humidité et de nombreuses pontes ont échoué : « pour beaucoup d'oiseaux les premières couvées sont mortes de faim et de froid et ont subi, par la suite, les conséquences de la fauche des foins » déplore M. Etcheveste. Perdrix rouge quasiment disparue, saison mitigée pour les canards due à  la longue saison de pluie et aux crues de janvier, un lièvre qui résiste bien lorsque la gestion des populations est rigoureuse le président de la FDC achevait cet inventaire en évoquant le délicat problème des sangliers. 3 100 d'entre eux ont été déclarés prélevés. L'augmentation est significative sur des secteurs d'Arthez-de-Béarn et dans tout le Nord-Est Béarn. « En Haute-Soule et Ossau/Aspe, nous sommes parvenus à  enrayer la prolifération », souligne le président de la FDC qui note qu'à  Oloron un protocole de chasse concerté a été mis en place afin de ne pas revivre les dégàts sur les prairies en vallée d'Aspe. Une réflexion en ce sens est menée à  Arzacq, comme à  Castétis et Argagnon Ce problème est récurrent dans ce département et les 19 970 chasseurs de la FDC ont fort à  faire Philippe Delvallée Tuberculose bovineLa fédération départementale de la chasse participe à  un projet quinquennal sur l'observation et la lutte contre la transmission de la tuberculose bovine sur la faune sauvage.
Particulièrement visés : les blaireaux et les sangliers.
Les premiers résultats des analyses vétérinaires montrent qu'il n'y a pas de diffusion chez les sangliers. Cependant, il reste 3 ans pour confirmer cette tendance.
En revanche, il y a bien confirmation de contamination sur les blaireaux.
Des individus positifs ont même été recensés sur un secteur où aucun foyer bovin contaminé n'existe.

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