Publié le 23/09/2014 à 14h37 /

Le maraîchage bio en plein boum

// Depuis quelques années, les installations en maraîchage bio se multiplient. C'est la raison qui a poussé les chambres d'agriculture des Landes et des Pyrénées-Atlantiques d'assurer un accompagnement spécifique, notamment en organisant une journée consacrée à  cette filière et à  ses techniques.

Les démonstrations de matériel, notamment le robot de désherbage électrique et le motoculteur à  assistance électrique ont suscité le grand intérêt de cette deuxième journée, consacrée aux techniques du maraîchage bio. © Le Sillon
Pour la deuxième année consécutive, au regard du succès de l'édition précédente, une journée sur le maraîchage bio et les techniques culturales alternatives était organisée sur l'exploitation de Laurent Lesclauze. «Ce dernier, déclare Ludivine Mignot, technicienne à  la chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques et co-organisatrice de la manifestation avec Pierre Jouglain, est installé depuis cinq ans en maraîchage. Il possède donc un certain recul et constitue ainsi un bon support pour de multiples échanges». L'objectif est clairement affiché. Depuis quelques années, les installations en maraîchage bio se multiplient. D'où la nécessité d'avoir un accompagnement. «Sur les cinq dernières années, ajoute Ludivine, on a enregistré une dizaine d'installations de ce type par an. De là  est né un véritable besoin d'échanger non seulement sur les différentes pratiques, mais aussi sur la technique». Robots de désherbage Cette deuxième édition n'a pas dérogé à  la règle. Une soixantaine de personnes se sont retrouvées sur l'exploitation maraîchère de Bonnut. Parmi les invités, de nombreux porteurs de projets qui ont participé aux diverses démonstrations ou autres forums. Au milieu des curiosités de la journée, le robot de désherbage électrique et le motoculteur à  assistance électrique, de la société Naio Technologie, ont particulièrement attiré l'attention. Mais Francis Laplace n'était pas en reste. «Ce qu'il nous a détaillé, c'est une bineuse guidée qui permet de travailler sur rangs et pas seulement entre les lignes». D'autres matériels de type herse-étrille ou bineuse étaient en démonstration. Mettre le pied à  l'étrier Quant aux différents forums, ils furent également riches d'enseignements. Ce fut le cas de l'intervention sur la couveuse agricole du Civam (SAS Graines). «Il s'agit d'un outil destiné à  des personnes qui n'ont pas encore le statut d'agriculteurs. Elles souhaitent se tester avant de se lancer dans un quelconque investissement. En ce sens, la couveuse lui permet de mieux se préparer en ne se lançant pas dans l'inconnu». S'installer en maraîchage, c'est aussi mettre en place un véritable plan de gestion. Tel était le thème retenu par le conseiller en maraîchage bio de la chambre d'agriculture de la Haute-Vienne, Christophe Derouelle. «Il a mis en place une planification des cultures, explique Ludivine Mignot. Nous avons décidé d'utiliser cet outil de gestion, d'organisation prévisionnelle sur le département des Pyrénées-Atlantiques. Dans un premier temps, il s'agit surtout d'adapter ce modèle du Limousin aux spécificités de notre département». Lutte contre les ravageurs Enfin, lorsqu'on se lance dans l'agriculture biologique, les ravageurs peuvent constituer un véritable fléau. Pour cette raison, une partie de la journée était consacrée à  une intervention sur la protection biologique intégrée. Un ensemble de pratiques qui consiste, non seulement à  détecter les menaces mais, de plus, à  utiliser des insectes inoffensifs pour les cultures afin de manger ceux qui causent de réels dégàts. Au final, ce deuxième rendez-vous a été à  la hauteur des aspirations de chacun permettant de faire un tour d'horizon complet du métier en particulier pour les tout jeunes installés ou en passe de l'être. Philippe Delvallée

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