Publié le 21/11/2014 à 15h28 /

Foreurs du mais : limiter le contamination des sols

// Les résidus de mais sont également le support de maladies pouvant être transmises à  la culture suivante. Une gestion soignée de ces résidus, par broyage et enfouissement, permet de limiter la quantité d'inoculum et de réduire les risques de contamination sur la culture suivante.

La présence de galeries de larves de foreurs augmente le risque de dégradation de la qualité sanitaire du mais. En effet, les blessures sur tiges et épis deviennent des portes d'entrée pour les champignons Fusarium verticilloides en cause dans la production de fumonisines. La lutte contre l'helminthosporiose du mais passe par la combinaison de mesures agronomiques et génétiques. L'objectif est de diminuer le potentiel infectieux sur les parcelles à  risques, en mettant en oeuvre des mesures:
- préventives de broyage des résidus, de mélange et d'incorporation dans le sol,
- de choix approprié des variétés, en évitant les variétés sensibles et en donnant la priorité aux plus tolérantes. Conséquences économiques L'helminthosporiose la plus fréquente en France est une maladie du feuillage due à  un champignon Helminthosporium turcicum. Le pathogène a besoin de chaleur et d'humidité pour se développer. Il se conserve pendant l'hiver sur les résidus de culture sous forme de spores résistantes au froid. La maladie s'extériorise généralement courant août jusqu'à  fin août. Les nombreuses taches qui s'allongent pour se rejoindre provoquent le dessèchement des feuilles. L'incidence économique de l'helminthosporiose peut être importante en cas d'attaque précoce et de dessèchement rapide du feuillage. Les pertes de rendement dépendent de la précocité des attaques, du stade des plantes lors de l'installation du champignon et des conditions climatiques. Elles peuvent atteindre 20% en ensilage et 50% en grains, les maxima étant observés dans les situations virulentes les plus précoces. La nuisibilité diminue au fur et à  mesure que l'attaque est proche de la fin du remplissage du grain. Enfouir ou broyer les résidus Bien que le climat soit l'élément le plus déterminant, le risque est proportionnel au volume de résidus infectés laissés en surface. C'est pourquoi il est recommandé d'enfouir par le labour ou à  défaut de broyer correctement les résidus pour favoriser leur dégradation, notamment en mais après mais et dans les situations de rotations courtes du type mais/céréales à  paille. En parcelles à  risques, le semis direct sans labour et de façon superficielle est à  proscrire. Les résidus végétaux de mais grain peuvent être porteurs d'helminthosporiose, mais aussi d'inoculum de fusarioses. Dans les situations de rotations courtes du type mais/céréales à  paille, les résidus de mais doivent aussi être soigneusement broyés (brins courts) et enfouis afin de diminuer le potentiel infectieux. Les mesures prioritaires à  mettre en oeuvre sont:
- Broyer suffisamment les résidus, bien les mélanger et les incorporer au sol,
- Exclure les variétés trop sensibles et donner la priorité aux variétés plus tolérantes,
- En cas de risque de développement précoce et important de la maladie, dans des situations à  symptômes récurrents, ne pas exclure la protection fongicide, particulièrement pour la production de mais grain. Privilégier les variétés les plus tolérantes aux maladies L'Helminthosporium turcicum est endémique en années pluvieuses dans le sud de l'Aquitaine, en Alsace, en vallée de l'Isère et dans le sud du Finistère. La sélection sur ce critère est depuis longtemps prise en compte sur les variétés tardives et s'est intensifiée sur les précoces. La résistance absolue n'existe pas, d'autant plus que le champignon présente plusieurs races. Le comportement des variétés se différencie par la précocité de l'apparition des symptômes et leur vitesse de progression, deux phénomènes qui ne sont pas indépendants non plus de la précocité des variétés. En effet, les symptômes démarrent plus tôt sur les variétés les plus précoces, mais au même àge physiologique en termes d'élaboration du rendement que les plus tardives.

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