Publié le 06/02/2015 à 16h51 /

Filière viti-vinicole : le boom des marchés chinois et US

// Une étude du cabinet IWSR prévoit une hausse de la consommation mondiale de vin de 3,7% en volume d'ici 2018.

Après +2,7% entre 2009 et2013, la consommation de vins devrait gagner un point sur la période 2014-2018, ont relevé les organisateurs du salon Vinexpo, prévu du 14 au 18 juin à  Bordeaux. Une évolution tirée par les États-Unis (+11,3% selon l'étude) et la Chine (+24,8% en comptant Hong Kong). Son principal moteur est le marché américain, devenu l'an dernier le premier consommateur mondial en valeur de vins tranquilles. «Le potentiel de consommation à  long terme se situe aux États-Unis et en Chine, a souligné le directeur général de Vinexpo, Guillaume Deglise. Même si le premier réservoir reste aujourd'hui l'Union européenne». Les importations devraient augmenter de près de 5% en volume de vins tranquilles pour le Royaume-Uni ou les États-Unis. La Chine (avec Hong Kong) continuera sa croissance insolente, avec des importations attendues en hausse à  deux chiffres (+31,3%). Néanmoins, la marge de progression se réduit vers l'Empire du Milieu car, entre 2009 et 2013, les importations avaient bondi de 165,6% et la consommation de près de 69,3%. Un marché européen en voie de stabilisation «Le marché français semble se stabiliser et atteindre son plancher», a souligné Guillaume Deglise. De - 4% en volume sur la période de 2009 à  2013, il passerait à  - 2,8% entre 2014 et 2018. La France, premier producteur de vin et second pays consommateur en volume derrière les États-Unis, devrait donc voir sa consommation reculer. Plusieurs raisons sont évoquées: le changement des modes de vie, de consommation, la répression de l'alcool au volant, des restaurants en perte de vitesse. D'après l'étude de Vinexpo, les Français vont boire 2,3 litres de moins par an d'ici à  2018, les Italiens 3,1 litres de moins. Les deux patries européennes du vin resteront toutefois les plus gros buveurs du monde avec 45 litres environ par personne en 2018. «Il reste des signaux positifs en termes de consommation dans l'Hexagone», a indiqué Guillaume Deglise. Exemples, la résurgence des bars à  vin gràce aux jeunes générations, la hausse des ventes en grande distribution (+1,1% en 2014). «Les fontaines à  vin se développent beaucoup, de même que les ventes sur internet, celles de vins aromatisés», a-t-il ajouté.

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